Redevances minières: la ministre Ouellet ne veut pas perdre de temps

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La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet,  privilégie une approche équitable de l'accès aux ressources et des retombées pour les minières et pour l'ensemble de la population.

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Louis Tanguay
Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, veut travailler «dès demain» à changer la réalité qui a permis à 10 des 19 sociétés minières actives au Québec de ne pas payer de redevances sur les minéraux extraits du sous-sol.

Devant les membres de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) en congrès dans la capitale, elle a dit vouloir «bien travailler le dossier avec les minières, mais sans perdre de temps».

Elle veut privilégier une approche équitable de l'accès aux ressources et des retombées pour les minières et pour l'ensemble de la population. Elle a affirmé aux représentants des juniors d'exploration qu'elle sera ouverte aux discussions, mais ferme par rapport aux résultats.

Régime hybride

Elle a rappelé l'intention du gouvernement d'établir un régime hybride combinant une redevance sur le revenu brut et une imposition des surprofits.

Son ministère veut travailler à améliorer la prévisibilité des conditions d'exploitation du sous-sol, mais elle souhaite aussi de la part de l'industrie plus de transparence, puisque l'acceptabilité sociale est à ses yeux une condition essentielle du succès des projets.

Mme Ouellet est aussi d'accord pour exclure de certains territoires du Québec les activités minières, mais elle veut revoir avec l'industrie, les municipalités et d'autres intervenants les critères qui étaient selon elle flous et difficiles d'application dans la version d'un projet de loi sur les mines qui n'a pas été adopté par le précédent gouvernement.

«Moins il y aura de territoire accessible à l'exploration et moins il y aura de possibilités de découvrir des gisements», avait prévenu le président sortant de l'AEMQ, Jean Marc Lulin, dans sa présentation initiale. Il a également parlé de la nécessité de transparence, et d'ouverture au dialogue des membres de son organisation.

Table de concertation

Il a rappelé que les différents acteurs de l'industrie minière ont créé récemment une table de concertation permanente avec les collectivités pour réduire les écarts de perception.

Ancien président de l'AEMQ, le maire Régis Labeaume a été invité comme président d'honneur du congrès de cette année.

Il s'est réjoui d'avoir trouvé dans le budget provincial présenté la veille une incitation à la transformation des métaux au Québec et une intention de consulter les acteurs de l'industrie.

Mais il déplore avoir trop entendu de démagogie désagréable montrant les minières comme sales. «Refusez la démagogie et expliquez la science noble qu'est votre métier», a-t-il scandé aux congressistes.

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