Sommet des coopératives: vers des retrouvailles en 2014

Pauline Green, présidente de l'Alliance coopérative internationale, Monique F. Leroux,... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Pauline Green, présidente de l'Alliance coopérative internationale, Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins et hôte principale de cette première mondiale et Patricia Bradshaw, doyenne de la Sobey School of Business de l'Université Saint Mary's à Halifax.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Louis Tanguay
Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) «Nous serons au rendez-vous!» Les organisateurs du Sommet international des coopératives envisagent une reprise de cette rencontre en 2014 s'ils reçoivent l'appui des participants et des partenaires de celle qui s'est terminée hier, a affirmé hier Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins, hôte principal de cette première mondiale.

L'événement qui a attiré 2800 décideurs du monde coopératif pourrait revenir à Québec, «si nous sommes certains d'avoir fait oeuvre utile», a indiqué Mme Leroux. Décision, au début de 2013. D'ici là, la déclaration de clôture du Sommet devrait être enrichie par les commentaires et les aspirations des participants.

Elle sera ensuite présentée au congrès l'Alliance coopérative internationale (ACI) à Manchester, où 10 000 coopérants sont attendus pour le dernier rassemblement de l'année internationale des coopératives décrétée par l'Organisation des Nations Unies. C'est d'ailleurs à l'ONU qu'est destinée la version finale de la déclaration.

On traite de développement durable et d'enrichissement collectif dans ce document stratégique qui résume les «aspirations» énoncées plus que les moyens proposés.

Les grands constats

Parmi les grands constats, on trouve la volonté de déployer les efforts nécessaires pour que les entreprises coopératives et mutuelles «acquièrent un poids politique plus appréciable».

La présidente de l'ACI, Pauline Green, partait hier pour Tokyo où elle doit s'adresser dimanche à des membres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Elle s'y rend, dit-elle, pour faire valoir que les coopératives offrent des solutions viables à divers problèmes économiques et sociaux et pour revendiquer que leur voix soit entendue par les grandes instances mondiales.

Selon Mme F. Leroux, il y a présentement un momentum favorable pour que le mouvement coopératif prenne la place qui lui revient.

Pour sa part, la doyenne de la Sobey School of Business de l'Université Saint Mary's (Halifax) a constaté chez les participants au sommet un grand appétit à débattre des enjeux coopératifs et un engagement à étendre cette discussion.

Par ailleurs, insistait Mme F. Leroux, cette rencontre a amené de nombreux experts et universitaires surtout associés à l'entrepreneuriat traditionnel à s'intéresser au modèle coopératif et ont été surpris des chiffres qu'ils ont découverts. «Et c'est déjà beaucoup», dit-elle.

La déclaration reconnaît par ailleurs que la gouvernance et le mode de capitalisation particuliers des coopératives posent des défis pour leur croissance.

Selon une étude dévoilée hier par Deloitte, les problèmes de financement se sont considérablement accrus depuis le début de la crise en 2008. Selon Chris Harvey, associé de cette firme, des initiatives innovantes ont déjà été prises par certaines coopératives comme Crédit Agricole, qui a trouvé des outils financiers «hybrides» pour que ses sociétaires soient à la fois membres et actionnaires.

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