Une soixantaine de travailleurs ont été renvoyés à la maison.
«On parle d'une fermeture temporaire», a fait savoir mardi le porte-parole syndical, Pierre Auclair. Selon les informations obtenues par ce dernier auprès de la direction de la papetière, la durée de cette fermeture ne devrait pas excéder les neuf jours.
L'usine Stadacona continue toutefois de tourner au ralenti, alors que deux machines à papier (sur quatre) sont en activité, procurant du travail à un peu moins de 200 travailleurs.
La direction de la papetière négocierait toujours avec la Ville de Québec pour acheter la vapeur de l'incinérateur. Cette vapeur est essentielle pour faire tourner au moins deux machines à papier de l'usine Stadacona.
Par ailleurs, plusieurs griefs syndicaux ont été déposés au cours des derniers jours pour non-respect des conditions menant à la création du nouveau régime de pension des travailleurs. La papetière n'aurait toujours pas formé ni nommé les membres du comité de retraite et le gardien des valeurs, alors que les travailleurs cotisent maintenant à ce nouveau fonds de pension.
Rappelons qu'en juillet, le gouvernement du Québec avait consenti un prêt de 35 millions $ pour la relance de l'usine Stadacona. En échange, la compagnie s'était engagée à investir 46 millions $ afin d'augmenter la productivité et la compétitivité de l'usine.