Le modèle coopératif, une voie d'avenir pour la jeunesse

Geneva Guérin, directrice de la coopérative Groupe solutions... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Geneva Guérin, directrice de la coopérative Groupe solutions durables, croit que les jeunes qui veulent s'investir dans leur milieu auraient intérêt à fonder une coopérative.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Dans un monde où tout ce qui va mal fait le tour de la terre instantanément par les réseaux sociaux, dans une société où la jeunesse est désillusionnée et ne sent pas qu'elle a du pouvoir, le modèle coopératif peut être une solution pour ceux et celles qui veulent s'investir dans leur milieu.

C'est ce que racontait en point de presse Geneva Guérin, directrice de la coopérative Groupe solutions durables (GSD), qu'elle a fondée avec trois partenaires, après sa conférence du midi au Sommet international des coopératives, qui se tient au Centre des congrès de Québec. «Avec une coopérative, les jeunes peuvent créer des modèles tellement séduisants que ceux qui existent ont l'air désuet et dépassé, affirmait-elle. Ceux et celles qui cherchent à s'engager dans leur milieu pour changer les manières de faire ont un modèle qui fonctionne et qui est une solution de rechange au modèle corporatiste et capitaliste.»

Pour changer le monde, selon elle, il faut des modèles innovants qui suscitent l'admiration. Elle donne l'exemple de Graham, un jeune de Vancouver, présent au Sommet parce qu'il a eu la piqûre après avoir entendu une conférence de l'un des partenaires de GSD sur le modèle coopératif comme moyen de changer le monde. Il a décidé de fonder une coopérative de travailleurs qui font de la livraison à vélo.

Car le Groupe solutions durables est composé de jeunes très ambitieux, qui n'ont pas eu peur de faire des milliers de kilomètres à vélo d'un bout à l'autre du Canada et jusqu'au Mexique pour promouvoir le développement durable, tout en étant visionnaires pour proposer avant le temps des solutions qui sont devenues nécessaires. Ce fut d'ailleurs le cas avec le projet du Centre des congrès de Vancouver sur lequel la coopérative a oeuvré, avec son toit vert qui fait l'équivalent de six terrains de football, un bâtiment qui a eu la certification LEED platine.

Geneva Guérin s'étonne que les organisations internationales parlent peu du modèle coopératif. Pire encore, les facultés universitaires n'enseignent pas, ou très peu, ce modèle d'affaires, pourtant plus résilient dans les périodes de crise économique, car il ne mise pas sur la croissance et la profitabilité à court terme, mais sur les effets à long terme dans le milieu où les coopératives sont établies. Ce n'est pas sans raison que le groupe coopératif Mondragon, en Espagne, a créé sa propre université, lance-t-elle en rêvant que ce ne serait pas une mauvaise idée si elle créait la sienne! «Il faudrait parler davantage des coopératives dans les écoles primaires et secondaires, donner des cours dans les universités pour étudier la réalité des coopératives et avoir les moyens de les faire connaître davantage», affirme-t-elle avec conviction.

Heureusement, poursuit-elle, on veut faire du Sommet des coopératives un événement récurrent, ce qui pourrait être le pendant du Forum économique mondial de Davos.

Site Web de GSD: www.sustainabilitysolutions.ca/fr

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