Un bassin de coops bien vivant dans la région de la Capitale-Nationale

Le siège social du Mouvement Desjardins à Lévis... (PHOTO : ÉRICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL)

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Le siège social du Mouvement Desjardins à Lévis

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Sophie Gall
Le Soleil

(Québec) Sur le plan coopératif, la ville de Québec, Lévis - en somme la région de la Capitale-Nationale - sont très dynamiques. On y dénombre pas moins de 339 coopératives en tout genre, 366 en incluant les coopératives financières, soit 11% des coopératives québécoises. La prospérité de la région en la matière a permis à Québec d'être la ville toute désignée pour accueillir le premier Sommet international des coopératives. Coup d'oeil sur Québec, bassin d'une coopération bien vivante.

Dans la région, les coopératives sont présentes depuis le 20e siècle. Outre les grandes coopératives financières, on en retrouve de tout acabit : commerce de détails, services, habitations, télédistribution, arts, santé... Toutes ces coopératives regroupent 620 000 membres et génèrent 3 820 emplois. En 2011-2012, 12 coopératives ont été créées, maintenant 20 emplois en plus d'en générer 60 nouveaux.

Dans cet ensemble riche, la ville de Québec se démarque de deux façons. À noter d'abord que son territoire est celui qui abrite le plus de coopératives d'habitation dans l'ensemble de la région, soit 193. La municipalité s'illustre aussi dans le rôle qu'elle joue dans le développement de la formule coopérative puisque six fédérations ou regroupements de coops y possèdent leur siège social. À Québec, on vit coop, on pense coop.

La capitale est donc un laboratoire de coops, un incubateur. Ce modèle économique alternatif s'y développe bien. Le poids économique des coopératives en tout genre est conséquent puisqu'au Québec, elles génèrent un chiffre d'affaire supérieur à 25,6 milliards $ et possèdent des actifs évalués à plus de 173 milliards $. Et comme partout dans le monde, c'est un modèle qui passe bien la rampe dans le climat d'instabilité économique actuel. Leur taux de survie est largement plus élevé que celui des entreprises privées. C'est sans doute une des raisons qui a poussé l'ONU a décréter 2012 année des coopératives.

«C'est une espèce de reconnaissance de l'ONU, qui constate l'apport considérable des coops en matière d'emplois, de richesse collective, de stabilité économique», relate Gaston Bédard, directeur général intérimaire du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM).

Francine Ferland, présidente de la Coopérative de développement régional (CDR) Québec-Appalaches, espère quant à elle que l'année des coopérative et le sommet de Québec permettront «de conscientiser la population et les gouvernements à la façon dont la coopération peut répondre aux enjeux de société.»

Aller plus loin

Si les coopératives vont bien à Québec, qu'elles sont nombreuses et variées, il n'en reste pas moins qu'il faut perfectionner la formule, «aller plus loin» selon les termes de Gaston Bédard. «L'enjeux des prochaines années, c'est de créer des coops de travailleurs actionnaires lors du transfert de PME», explique-t-il.

Les PME qui ferment leurs portes pour diverses raisons devraient pouvoir éviter la cessation de leurs activité si des travailleurs sont prêts à reprendre les rennes selon le modèle coopératif. Facile à dire...mais avec de la volonté, de bons conseils, de l'aide et de l'entraide...ce sera aussi facile à faire.

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