La planète coopérative à Québec

La présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI), Pauline... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI), Pauline Green, la première ministre du Québec, Pauline Marois, et la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, ont lancé ce soir le Sommet international des coopératives.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Louis Tanguay
Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) La participation au Sommet international des coopératives dépasse les attentes de ses organisateurs avec plus de 2800 participants inscrits.

Ce résultat rend «très heureuse» Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins, qui est le principal hôte de cette rencontre organisée à Québec à l'occasion de l'Année internationale des coopératives décrétée pour 2012 par l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Et tout le monde semble enthousiaste à l'idée de répéter l'expérience et de créer ici un «Davos de la coopération».

En commençant par le maire de Québec, Régis Labeaume, venu saluer hier soir les décideurs des grandes et petites coopératives de la planète.

Invité à livrer ses premières impressions sur le forum Imaginons 2012 qui a précédé le Sommet, le Dr Colin Dodds, recteur de l'Université Saint Mary's (qui offre à partir de Halifax un programme de gestion coopérative), a dit que les échanges des derniers jours lui ont inspiré beaucoup d'humilité et un peu d'embarras.

Il constate que la tâche à accomplir est importante pour convaincre les dirigeants des autres institutions d'enseignement de faire mieux connaître à leurs étudiants le modèle d'affaires coopératif.

Il retient aussi qu'il faudrait davantage communiquer avec les élus des coopératives pour mieux comprendre leurs besoins d'expertise.

Les coopératives du monde doivent aussi s'adresser aux décideurs politiques. Sinon, dit M. Dodds, ils ne viendront pas vers nous.

La présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI), Pauline Green, va plus loin, s'attaquant à la «discrimination» envers le modèle mutualiste.

Par exemple, dit-elle, dans un pays comme le Royaume-Uni, d'où elle est originaire, il n'est pas permis qu'une institution bancaire appartienne à un groupe coopératif.

Elle déplore aussi que les grands forums liés au G20 ou la Banque mondiale ne fassent aucune place aux représentants d'entreprises coopératives.

Pourtant, dit-elle, au cours des quatre dernières années de crise financière, «nos institutions financières coopératives ont continué d'offrir du crédit aux individus et aux entreprises et plus d'un million d'individus ont transféré leurs comptes bancaires du secteur commercial au secteur coopératif».

Mme Green ajoute que «le momentum que nous avons créé au cours de l'Année internationale des coopératives doit se poursuivre».

«Le mouvement coopératif n'est pas formé d'un milliard d'idéalistes, il est formé d'un milliard de réalistes. Ils sont membres de coopératives parce que c'est une solution qui répond à leurs besoins», plaide la présidente.

Si le Sommet de Québec réunit les «décideurs» du monde coopératif, ce sont les «activistes» du mouvement qui participeront dans trois semaines à la rencontre de clôture de l'Année internationale des coopératives. Elle en attend 10 000 pour cette occasion à Manchester, au Royaume-Uni.

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