Le pdg de la société d'État a vu mercredi son salaire augmenter de près de 6 % par rapport à ce qu'il a gagné en 2011. Thierry Vandal touche désormais 452 076 $, contrairement à 426 286 $ l'année précédente, où il a eu aussi droit à une prime de 85 257 $.
Le député de Granby dénonce le renouvellement du mandat du dirigeant de la société d'État «en catimini» au mois d'avril, soit plusieurs mois avant son échéance.
Le caquiste juge que rien ne justifie que ce dernier ait eu droit à des primes totalisant près de 170 000 $ au cours des deux dernières années alors que les dividendes versés par Hydro-Québec au gouvernement étaient au plus bas. «Je comprends mal comment on a pu voir que M. Vandal avait fait un "excellent travail"», fait remarquer M. Bonnardel.
Nominations partisanes
Ce dernier note que d'autres nominations partisanes ont eu lieu au cours des dernières semaines, comme celle de l'ex-député péquiste de Gouin, Nicolas Girard, à la tête de l'Agence métropolitaine de transport. Il rappelle le projet de loi qu'il a déposé en 2010 qui stipulait que les aspirants à des emplois supérieurs devraient d'abord se présenter devant une commission parlementaire pour répondre aux questions de membres de l'Assemblée nationale sur leurs compétences.
Dans la même lignée, M. Bonnardel estime que le «prêt» de l'ex-responsable des communications du gouvernement Charest, Marie Claire Ouellet, à l'Office du tourisme de Québec est inacceptable. «Les contribuables vont avoir à payer une dame qui devrait logiquement gagner moins dans le poste qu'elle va occuper», s'indigne-t-il.