Joint récemment, le pdg de Métaux BlackRock, Jean Rainville, a indiqué que la firme maintient le cap sur 2014 pour l'exploitation d'une première mine de fer à voir le jour à l'extérieur de la Fosse du Labrador, où se trouvent notamment Fermont et Schefferville.
Selon l'homme d'affaires, ces derniers mois, de nouvelles étapes ont été franchies. BlackRock a signé un contrat avec Hydro-Québec pour l'achat de 50 mégawatts d'électricité, au tarif «L», un prix préférentiel accordé aux grandes industries. La minière Stornoway a ratifié avec les Cris, il y a quelques mois, une entente sur les impacts et les bénéfices de l'exploitation d'une mine de diamants, localisée à350 kilomètres au nord de Chibougamau, a indiqué M. Rainville. Il a souligné que BlackRock est la prochaine compagnie sur la liste pour signer pareil accord avec la même nation autochtone.
Jean Rainville a laissé tomber «qu'il n'a aucune idée» de la hausse des droits miniers qu'imposera le gouvernement de Pauline Marois. «En campagne électorale, on dit des choses», a philosophé le dirigeant.
Financement
Les principales sources de préoccupation portent davantage sur le financement du projet et le feu vert à obtenir en environnement. M. Rainville. Dans ce dernier cas, il a assuré que la firme est à terminer l'étude environnementale exigée par Québec et Ottawa.
La mise en oeuvre de la mine représentera un investissement de 700 millions $, si le minerai transite par le port de Québec, ou de 800 millions $, si BlackRock aménage des installations pour le transborder à partir du port de Grande-Anse, à Saguenay. Le dossier est toujours à l'étude, a indiqué le promoteur.
Le fer, lui, sera expédié en totalité vers la Chine, où résident une partie des bailleurs de fonds, a déjà indiqué BlackRock. Les réserves de minerai, qui contient également du vanadium, un métal servant à donner de la résistance à des alliages d'acier, sont évaluées à 25 ans, à raison de l'extraction de trois millions de tonnes annuellement.
Des tests sont conduits également pour connaître les possibilités d'extraire le titane que recèle aussi le gisement. Si la mine démarre, 150 emplois permanents seront créés, dont une partie réservée aux autochtones cris.