Papiers White Birch: marché conclu

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(Québec) C'est maintenant chose faite, après des mois et des mois de négociations, de reports, d'audiences devant le tribunal, la fermeture de l'usine Stadacona et sa relance: Papiers White Birch a finalement changé de propriétaire. L'ancienne White Birch Paper Holding Company, placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, a vendu ses actifs à BD White Birch Investment LLC, mettant ainsi fin aux anciens régimes de retraite.

«Je ne pourrais pas vous dire l'heure exacte, si c'était cette nuit ou plutôt ce matin [vendredi], mais effectivement, la transaction est close, au moins à 99 %. Il y a peut-être des petites choses à arriver encore, mais elle est complétée», a confirmé au Soleil l'avocat des débiteurs, Me Matthew Liben, du cabinet Stikeman Elliott à Montréal.

Celui-ci a expliqué que la structure d'entreprise de la nouvelle compagnie allait demeurer passablement la même qu'auparavant. «Chaque usine est maintenant détenue par une entité qui fait partie de la famille de BD White Birch Investment LLC, donc ils ont créé de nouvelles compagnies pour détenir chaque usine», à Québec, à Gatineau et à Rivière-du-Loup. Dans la capitale, l'usine Stadacona devient donc, en termes légaux, la société en commandite Stadacona WB.

Joint par téléphone, le directeur général de la papetière du boulevard des Capucins, René Savard, a indiqué qu'il n'était pas en droit de parler au nom de l'entreprise. Il nous a plutôt envoyé «à [ses] propriétaires», Christopher Brant et Edward Sherrick.

Un certificat déposé par le contrôleur d'Ernst & Young devrait être rendu public sous peu pour officialiser la transaction. Le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier, qui représente les travailleurs, n'a pas voulu émettre de commentaire à cet égard. Le vice-président national, Renaud Gagné, a simplement indiqué qu'il s'agissait d'une étape légale s'inscrivant dans la suite logique des choses.

Rappelons que l'usine de Québec, qui a fermé pendant près de huit mois, ne fonctionne qu'à demi-régime pour l'instant. Seules deux machines sur quatre sont relancées, et moins de 300 travailleurs sur les 600 mis à pied ont retrouvé leur poste.

Du côté des retraités, l'inquiétude persiste. La transaction signifie la fin des anciens régimes de retraite à prestations déterminées. Annonçant au Soleil jeudi que la clôture était imminente, Me Jocelyn Morency avait laissé entrevoir la possibilité d'entreprendre d'éventuels recours. «Évidemment, le portrait est plus sombre pour les retraités que je représente. On a peut-être encore des choses à regarder là-dessus avec mes gens relativement à des inconforts qu'on a eus dans certains processus de négociation.»

En juillet, le gouvernement du Québec avait consenti un prêt de 35 millions$ pour la relance de l'usine Stadacona. En échange, la compagnie s'était engagée à investir 46 millions$ afin d'augmenter la productivité et la compétitivité de l'usine.

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