Techniques en gestion hôtelière: les demandes d'admission en chute libre

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Contrairement à la croyance populaire, les possibilités de développement sont grandes dans l'hôtellerie.

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Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
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(Québec) Depuis 2009, le nombre de demandes d'admission dans les programmes de techniques en gestion hôtelière a chuté de l'ordre de 40 % au Cégep Limoilou et au Collège Mérici.

«Cette baisse, nous avions commencé à la sentir l'an dernier. Nous nous disions qu'il s'agissait sans doute d'une situation passagère. Mais non, la diminution des demandes d'admission s'est accentuée. Ç'a été notre mauvaise surprise de la rentrée», expose André Coulombe, agent d'information au Collège Mérici. Dans cet établissement privé, le nombre de demandes d'admission a dégringolé de 109 à 46 entre 2009 et 2012.

«À une époque, nous refusions même des candidats. Nous avions suffisamment d'étudiants pour former trois groupes. Cette année, nous n'en avons qu'un seul», fait-il remarquer en précisant que la baisse ne pouvait s'expliquer seulement que par la baisse démographique. Au contraire, le Collège Mérici accueille, cet automne, dans ses murs plus d'étudiants que l'an dernier. «Il y a une réelle baisse d'intérêt de la part des jeunes pour la gestion hôtelière. Pourquoi? Nous aimerions bien vous fournir une réponse, mais nous n'en avons pas pour le moment. Laissez-moi vous dire cependant que nous allons travailler fort pour relancer ce programme.»

«Situation inquiétante»

Au Cégep Limoilou, le nombre de demandes d'admission au programme de techniques de gestion hôtelière est aussi en chute libre. De 149 en 2009, il est passé à 58 au campus de Charlesbourg, informe la conseillère en communication Michelle Therrien.

«La situation est vraiment inquiétante», constate la directrice générale de l'Association hôtelière de la région de Québec, Natasha Desbiens, qui, elle non plus, n'arrive pas comprendre le désintérêt des jeunes pour les programmes de techniques en gestion hôtelière qui mènent à des fonctions de supervision ou de gestion dans un établissement hôtelier. «C'est surprenant également, car le taux de placement des finissants est excellent.»

Selon les données du Cégep Limoilou et du Collège Mérici, le taux de placement des finissants varie entre 85 % et 90 %. Le salaire initial moyen se situe aux alentours de 27 000 $.

Et contrairement à la croyance populaire, les possibilités de développement sont grandes dans l'hôtellerie.

«L'avancement peut se faire rapidement pour quelqu'un de dynamique et passionné par le service à la clientèle», affirme Geneviève Lemieux, directrice des ressources humaines au Château Bonne Entente. «Souvent, un jeune va commencer à la réception et, au bout de deux à trois ans, il obtiendra un poste de maître d'hôtel ou de superviseur.»

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