Un porte-parole de VAB Solutions a expliqué au Soleil que le prix moyen sur le marché nord-américain pour 1000 pmp (pieds mesure de planche) de bois de charpente a atteint à la mi-juin 334 $US comparativement à 262 $US un an plus tôt. Cet écart de 72 $US, jugé «considérable» dans l'industrie, justifie que les opérateurs de scieries soient d'humeur à investir dans l'amélioration de leur équipement. Ils sont optimistes, et deux contrats d'une valeur globale de près de 1,8 million $ viennent d'être signés, a confirmé Jean Bérubé, président de la compagnie qui emploie une douzaine de personnes à son usine et à son centre de recherche et développement (R et D) sur le boulevard de la Rive-Sud.
Le premier acquéreur est une scierie du nord-ouest de l'Ontario, Aecom Timber, qui, en 2010, avait déjà doté une de ses lignes de production d'un système lévisien «d'optimisation de la classification au rabotage» et qui en fait maintenant installer un second dans la même usine. L'autre contrat «clé en main» a été accordé par Formebu Lumber de Bathurst, au Nouveau-Brunswick.
Deux autres ententes sont en bonne voie de négociation, dont une dans l'Ouest canadien, un marché où son entreprise tente de s'implanter depuis quelques mois seulement, précise M. Bérubé.
Les objectifs financiers pour 2011 n'ont pas été atteints, mais l'entreprise garde le cap sur un chiffre d'affaires de l'ordre de 3,5 à 4 millions $ pour 2012.
Rayons laser
Le processus de VAB Solutions repose sur un ensemble de rayons laser et de caméras qui, à l'étape du rabotage, détecte les imperfections (trous, écorce ou pourriture) sur les quatre faces de chaque pièce et donne à chacune un code imprimé au jet d'encre.
Par des coupes aux longueurs optimales, il est possible, selon M. Bérubé, d'ajouter 25 $ de valeur par millier de pmp produit.
En incluant les économies en ressources humaines du côté des «classificateurs» difficiles à recruter et les gains de productivité, VAB estime que l'investissement dans un tel système se rembourse de lui-même sur une période de 4 à 10 mois, tout dépendant du genre et du volume de bois traité.
Recherche et développement
L'équipe de R et D de l'entreprise continue d'augmenter la performance des logiciels et des caméras utilisés et elle travaille sur trois nouveaux projets. Deux postes restent à pourvoir dans ce service pour valider les nouveaux procédés, et M. Bérubé déplore à ce chapitre qu'il soit si difficile de recruter des spécialistes en optique et en électronique dans la région. Cela retarde même l'acceptation de certains contrats, dit-il. VAB aurait besoin notamment d'adapter ses équipements aux conditions locales avant de les offrir aux scieries du sud des États-Unis, un marché aussi important que celui du Québec, selon le président.