Mines abandonnées: le nettoyage fait boule de neige

Le président de Mines Virginia, André Gaumond, a... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le président de Mines Virginia, André Gaumond, a insisté sur le bilan de l'opération nettoyage menée au coût de 6 millions$ dans les 18 sites jugés prioritaires en 2007 et qui ont tous été réhabilités.

Le Soleil, Erick Labbé

Louis Tanguay

Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) Au terme de cinq ans d'efforts consacrés à la réhabilitation des 18 principaux sites abandonnés par diverses sociétés d'exploration minière dans le Nord du Québec au milieu du siècle dernier, le nettoyage devrait se poursuivre au nord du 55e parallèle et même plus au sud chez les Cris sur le territoire de la Baie-James.

André Gaumond, président de Mines Virginia, a porté dès le départ le flambeau du fonds Restor-Action Nunavik, une initiative conjointe du gouvernement du Québec, d'une trentaine de sociétés de prospection et des Premières Nations.

Dans sa présentation à l'assemblée annuelle des actionnaires de Virginia, mercredi, il a longuement insisté sur le bilan de l'opération nettoyage menée au coût de 6 millions $ dans les 18 sites jugés prioritaires en 2007 et qui ont tous été réhabilités.

Le rapport cité par M. Gaumond fait état de la récupération de plus de 40 000 barils ayant contenu des produits pétroliers. Sur le site le plus vaste, plus de 100 tonnes de déchets métalliques ont pris le chemin du recyclage, tout comme 15 pièces d'équipements lourds. Il a aussi évoqué la phase 2 de ce projet qui se poursuivra jusqu'en 2017 dans 18 autres sites du Nunavik où la gravité de la situation avait été jugée intermédiaire.

Le Soleil a par la suite pu prendre connaissance d'extraits d'une mise à jour du plan où on voit que les travaux seront surtout concentrés sur les trois prochaines années avec des budgets annuels de l'ordre de 800 000 $.

Selon André Gaumond, l'initiative très positive du fonds Restor-Action Nunavik a un effet «boule de neige» et devient «la référence» dans l'ensemble du Nord canadien pour la réhabilitation de sites abandonnés à l'époque où il n'y avait pas encore de réglementation environnementale.

Au Québec, il a aussi indiqué qu'un deuxième fonds du même genre devrait bientôt être mis en place pour la réhabilitation de sites d'exploration chez les Cris de la Baie-James, sous le nom Restor-Action Eeyou Istchee.

Entente stratégique

Par ailleurs, Virginia, qui est le plus grand détenteur de jalonnements miniers à la Baie-James, a annoncé mercredi une deuxième entente stratégique avec KGHM International une filiale d'une société polonaise spécialisée dans les métaux de base.

Il s'agit du financement à 50-50 d'un programme de reconnaissance géologique sur 24 km2 de la propriété Bienville, à la recherche de nickel et de cuivre, dont la première phase sera dotée d'un budget de 140 000 $.

KGHM est déjà un partenaire majeur de Virginia dans l'exploration pour le nickel et les platinoïdes dans le secteur du lac Gayot.

M. Gaumond a affirmé mercredi que le projet le plus avancé de sa société reste celui du gisement Coulon, où le travail se poursuit pour augmenter les réserves de zinc et de cuivre. Mais la société, dit-il, continue de focaliser son attention sur l'or sur l'ensemble de ses propriétés dans un programme qui totalisera 22 millions $ d'investissements en 2012.

Mercredi, à la Bourse de Toronto, le titre de Virginia (VGQ-T) s'échangeait à 8,89 $, en baisse de 0,13 $ sur le cours de fermeture, la veille.

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