C'est en décembre 2010 que le dossier a été remis à des membres du cabinet de Jean Charest. Des mois se sont écoulés avant une prise de contact. La Table Québec-Nunavik a été mise sur pied le 23 février 2012. Prochaine rencontre : vers octobre ou novembre. Des élections générales auront peut-être eu lieu entre-temps.
Les porte-parole des deux parties estiment qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer du départ tout en lenteur des échanges. C'est la première année pour échanger sur un Plan couvrant 25 années, signale Hélène Sauvageau, du bureau du ministre des Ressources naturelles Clément Gignac.
«C'est un document assez ambitieux», souligne François Dorval, conseiller juridique chez Makivik et conseiller spécial par intérim à son président Jobie Tukkiapik. «Nous comprenons que ça prend du temps. Nous savons qu'il y a des éléments à retravailler. Les communautés seront consultées à l'automne.»
S'il a fallu y mettre le temps pour réunir les membres de la Table, Marie-Josée Paquette, du cabinet de Geoffrey Kelly (Affaires autochtones), relève que cela a nécessité un «gros travail de coordination».
Autour de la table
D'un côté de la table, les titulaires des portefeuilles des Ressources naturelles, de la Santé et de l'Agriculture et des Pêcheries; de l'autre, les dirigeants de la société Makivik, de l'Administration régionale Kativik et des réseaux de la santé et de l'éducation du Nord.Pour Québec, le mot d'ordre est de ne surtout brusquer personne. Nous sommes conscients de leurs défis, dit en substance l'attachée de presse Marie-Josée Paquette. «Nous avons accueilli avec ouverture le Plan Nunavik.»
Des changements politiques ont aussi affecté le démarrage du dossier. La ministre qui avait piloté le Plan Nord depuis ses débuts, Nathalie Normandeau, a démissionné pour être remplacée par Clément Gignac. Chez Makivik, une élection a chassé Pita Aatami, pendant 14 ans président de l'organisme, au profit de Jobie Tukkiapik.
La porte-parole du ministre Kelley insiste pour dire que des réponses ont commencé à être fournies. Le Plan Nunavik revient sur les besoins criants en matière de logement dans les communautés. Or, Québec a pris l'engagement d'en aménager 840. Les 14 villages comptent une population de 10 000 Inuits.