C'est ce qu'a indiqué au Soleil la directrice des communications et du marketing de la Société des traversiers du Québec (STQ), Maryse Brodeur.
La STQ a retenu les services du courtier maritime danois OSK ShipTech pour trouver des chantiers navals opérant au Canada ou à l'étranger disposant des moyens techniques nécessaires pour construire du nouveau traversier dont la capacité d'accueil sera de 180 véhicules et de 800 passages. Des constructeurs ont été retenus - leur identité demeure cependant confidentielle - et ils avaient jusqu'à hier, le 15 juin, pour déposer des propositions.
Un comité de sélection procédera, dans les prochaines semaines, à l'analyse des propositions soumises. Au terme de ce processus, la STQ pourra négocier avec le chantier retenu pour en arriver à conclure un contrat pour la construction du navire de 130 mètres qui remplacera le Camille-Marcoux, vieux de 38 ans. Une annonce pourrait être faite à la fin du mois de juillet «si tout va bien», a tenu à préciser Mme Brodeur.
Mise en service en 2016
Les coûts de construction de ce traversier propulsé au gaz naturel - une première en Amérique du Nord, indiquait le président de la STQ, Georges Farrah, en octobre dernier - sont évalués à 250 millions$. Sa mise en service est prévue à compter du 1er janvier 2016. Il doit être livré à l'automne 2014 ou à l'hiver 2015 et suivra une période de rodage de 8 à 12 mois.
Le remplacement du Camille-Marcoux, qui avait été construit en 1974 au chantier MIL à Sorel-Tracy, est rendu nécessaire en raison de l'application, à compter de décembre 2015, de nouvelles normes de sécurité Transports Canada qui feront en sorte d'en diminuer considérablement ses capacités de chargement.