«Ça démontre avec éloquence la pertinence de nos activités et notre rôle essentiel dans le développement de technologies pour les entreprises», a déclaré le pdg, Jean-Yves Roy, à l'occasion, hier, de l'assemblée générale annuelle du centre de recherche.
Au cours de son dernier exercice, l'INO a empoché des revenus totalisant 37,6 millions $. Sa meilleure performance au cours de la dernière décennie.
Représentant 46 % de l'ensemble des revenus du centre de recherche - les autres sources provenant des gouvernements -, les revenus externes ont atteint un niveau record de 17,1 millions $, soit 5 millions $ de plus qu'en 2010-2011. Des 17,1 millions $, 11,6 millions $ proviennent de contrats de recherche et développement, 3,4 millions $ de la vente de prototypes et 2,1 millions $ des redevances.
Jean-Yves Roy a expliqué au Soleil que les efforts déployés au cours des deux dernières pour accentuer la présence de l'INO au Canada, notamment en Alberta et en Ontario, avaient porté leurs fruits. «Nous avons aussi cherché à nous faire connaître auprès d'industriels qui, bien souvent, ne savaient pas que l'optique pouvait contribuer à l'amélioration de leur productivité», a-t-il précisé en soulignant la participation de l'INO à plusieurs consortiums québécois tels la Grappe des technologies propres, le Consortium québécois sur la découverte du médicament et le Centre d'excellence sur les drones.
Les clients de l'INO sont principalement canadiens (77 %), mais aussi asiatiques (12 %), américains (6 %) et européens (5 %). Ils proviennent en bonne partie des marchés de la défense et de la sécurité publique (22 %), de l'optique-photonique (19 %) et des procédés industriels (19 %). L'année 2011-2012 a notamment marqué le lancement de la première plateforme spatiale de l'INO. À bord de la fusée Delta qui décollait le 10 juin dernier se trouvait un satellite dont l'instrumentation comprenait une caméra biométrique fabriquée à l'INO.
Depuis 1989, le centre de recherche a été à l'origine de la naissance de 28 entreprises technologiques qui sont toujours en exploitation et qui fournissent un emploi à plus de 600 personnes. L'an dernier, l'INO a donné naissance à une nouvelle entreprise. Et pour la première fois, il a fait son entrée dans le domaine du divertissement. En effet, l'INO a appuyé le lancement d'Opti Rythmix, de Montréal, qui utilise une technologie innovante en capture et analyse d'images.
Le centre de recherche a également procédé au transfert de quatre technologies à des sociétés existantes. Il a notamment transféré une technologie de capteurs à fibres optiques chimiques à une importante société albertaine oeuvrant dans le domaine pétrolier. Au cours des prochaines années, l'INO entend accroître sa présence scientifique auprès de ses clients canadiens sans toutefois diminuer sa force à Québec où sont à l'oeuvre 200 travailleurs.