«Il sera adopté cette année, affirme-t-elle avec confiance, même s'il y avait des élections cet automne, car c'est un projet apolitique qui a l'appui de tous les partis. La mutuelle de microfinance répond à des besoins et le délai nous a permis de continuer le travail avec l'Autorité des marchés financiers et le ministère des Finances pour fignoler le projet de loi de sorte qu'il répond à l'ensemble du cadre normatif.»
Entretemps, l'équipe du Fonds d'emprunt Québec travaille sur les outils informatiques et le système de gestion pour être fin prête lorsque le projet sera approuvé par l'Assemblée nationale. De plus, l'organisation poursuit activement la recherche d'investisseurs pour investir dans la mutuelle et la faire rouler à plein régime.
Outre cette mutuelle qui verrait le jour à l'automne, le bilan du Fonds d'emprunt, dévoilé lors de l'assemblé général cet après-midi, montre un accroissement de 14 % du capital à prêter avec un solde de 687 000 $ sur un capital de 1,4 million $. «Nous avons prêté 402 000 $ cette année comparativement à 350 000 $ l'an dernier, précise Mme Maziade. En plus du total qui augmente, la moyenne des prêts est passée de 12 000 $ à 15 400 $ cette année. On se rapproche rapidement d'une moyenne de 20 000 $ alors que le prêt maximal est de 40 000 $.»
Ainsi, 82 projets ont été analysés, 26 ont été financés et 50 emplois ont été créés. En plus, il y a eu de l'accompagnement pour 66 entreprises pour plus de 4500 heures en accompagnement et en analyse financière. «Nous avons même une nouveauté cette année, poursuit-elle, avec les services à la carte pour des entreprises existantes pour répondre de façon personnalisée à leurs besoins. Cela a généré des revenus de plus de 25 600 $ comme activité d'autofinancement qui assure la pérennité de l'organisme.»
Parmi les constatations, Mme Maziade note une croissance des besoins en microcrédit depuis 2009. De plus, le Fonds d'emprunt est intervenu dans le secteur de Portneuf, dans l'objectif de s'étendre davantage dans la grande région de Québec. Les projets ont aussi montré une augmentation des demandes de la communauté immigrante qui compte pour 23 % des cas, de sorte «que nous offrons un bel espace d'intégration dans la communauté», ajoute Mme Maziade.
Il reste encore le défi de dénicher d'autres investisseurs capables d'injecter des capitaux dans l'organisation qui se spécialise depuis 15 ans dans les petits prêts à haut risque qui n'entrent pas dans les objectifs des institutions bancaires régulières, mais qui prennent parfois le risque d'investir dans le démarrage d'une nouvelle entreprise lorsque le Fonds d'emprunt Québec est présent avec ses services d'accompagnement et de formation en plus de sa participation financière.
D'ailleurs, en 15 ans, le taux de remboursement des de 91 % et le taux de survie des entreprises se situe à 68 % après cinq en exploitation.