La relance du chantier Davie soulève du scepticisme

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Dans sa livraison de jeudi, Le Soleil rapportait qu'un groupe d'hommes d'affaires représenté par Michel Juneau-Katsuya voulait mettre le grappin sur le chantier et disait détenir des lettres d'intention d'armateurs du monde entier pour la construction d'au moins 60 petits et moyens navires.

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Gilbert Leduc

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Le Soleil

(Québec) «Quand je lis que l'on parle de la création de 4000 emplois, je me dis que j'ai déjà lu ça quelque part. Mot pour mot», laisse tomber le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte. «De l'optimisme pour la relance du chantier? Très honnêtement, j'en ai perdu un peu», affirme la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli.

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«Quand je lis que l'on parle de la création de 4000 emplois, je me dis que j'ai déjà lu ça quelque part. Mot pour mot», laisse tomber le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte.

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«De l'optimisme pour la relance du chantier? Très honnêtement, j'en ai perdu un peu», affirme la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli.

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«Un promoteur peut avancer ce qu'il veut dans les médias, mais à un moment donné, il doit dire ce qu'il est prêt à mettre sur la table et démontrer qu'il a les reins solides pour réaliser ses ambitions», rajoute le député libéral de Lévis à l'Assemblée nationale, Gilles Lehouillier.

Le groupe d'hommes d'affaires qui se pointe en vue de l'acquisition et de la relance du chantier maritime Davie doit affronter un courant de scepticisme.

«Les relances, on ne les compte plus chez Davie», constate le président de la Chambre de commerce de Lévis, Christian Guay. «Il finit toujours par arriver quelque chose qui accroche quelque part pour venir tout bousiller», ajoute-t-il en se réjouissant, par ailleurs, que c'est le privé, cette fois-ci, qui prend l'initiative de remettre Davie sur les rails. «Il ne faut plus que ça soit l'État qui finance la relance et qui prend les risques.»

Pour le député de Lévis Gilles Lehouillier, ... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Pour le député de Lévis Gilles Lehouillier, l'heure est maintenant venue pour le groupe d'ouvrir son jeu et de dire combien d'argent il va déplier pour Davie, «ce qui n'a pas été fait jusqu'ici».

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Dans sa livraison de jeudi, Le Soleil rapportait qu'un groupe d'hommes d'affaires représenté par Michel Juneau-Katsuya voulait mettre le grappin sur le chantier et disait détenir des lettres d'intention d'armateurs du monde entier pour la construction d'au moins 60 petits et moyens navires. Assurant que le groupe ne demanderait pas un sou en subvention aux gouvernements pour relancer Davie, M. Juneau-Katsuya signalait qu'une fois la machine remise en marche, le chantier pourrait avoir besoin de 4000 travailleurs. Avant sa fermeture, en mars 2010, l'entreprise employait tout près de 1100 personnes.

«Il voit gros», commente Paul-André Brulotte qui se rappelle encore que l'ancien propriétaire des lieux, Teco Management, avait promis, en 2006, la création de 2000 emplois.

Le syndicat entend toutefois donner une chance au coureur. Une rencontre avec Michel Juneau-Katsuya est d'ailleurs prévue aujourd'hui. «Avant de conclure que nous venons de trouver notre sauveur, nous voulons vérifier si le promoteur est sérieux. Qui fait partie du groupe? Et les lettres d'intention des armateurs, de quoi s'agit-il?»

Gilles Lehouillier a échangé avec M. Juneau-Katsuya à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Ce dernier a d'ailleurs eu un tête-à-tête avec les hautes autorités du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE) mercredi. «D'autres rencontres pourraient suivre afin de mieux connaître sa proposition», a indiqué le porte-parole du Ministère, Jean-Pierre D'Auteuil.

Pour le député de Lévis, l'heure est maintenant venue pour le groupe d'ouvrir son jeu et de dire combien d'argent il va déplier pour Davie, «ce qui n'a pas été fait jusqu'ici».

La mairesse de Lévis a aussi rencontré M. Juneau-Katsuya. C'est toujours le cas quand des promoteurs ont de beaux projets pour Davie. «Quand ça ne marche plus, par contre, ils s'en vont sans prévenir.»

Danielle Roy Marinelli espère que l'on mettra un terme à la valse-hésitation au chantier maritime.

«Pour les travailleurs et leur famille, il faut que les éternels soubresauts à la Davie cessent. Ou bien on relance l'entreprise et on y consacre toutes les énergies pour en faire une réussite ou bien on la ferme pour de bon. Il faut arrêter de toujours laisser poindre une lueur d'espoir aux gens.»

Groupe Verreault

Par ailleurs, le MDEIE a demandé à l'actuel propriétaire du chantier, Upper Lakes, de lui confirmer avant la fin de la journée, aujourd'hui, s'il a bel et bien l'intention de tirer sa révérence, comme Le Soleil le révélait cette semaine.

Le Soleil a aussi appris que le Ministère avait rencontré, hier, la présidente de Groupe maritime Verreault, Denise Verreault, qui ne cache pas son intérêt pour le chantier de Lévis.

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