Des entreprises passent à la caisse

Ça ressemble à un scorpion. Voici la station... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Ça ressemble à un scorpion. Voici la station de travail bureautique créée par une entreprise de Québec, MWE Lab. Au volant du modèle Emperor 1510, le propriétaire de l'entreprise, Martin Carpentier.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Gilbert Leduc

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) «Les banques cherchent surtout des valeurs sûres», témoigne Patrick Montreuil, l'un des fondateurs de Teksho. «Si, dans ton projet, il y a le mot développement écrit quelque part, c'est presque certain qu'elles ne te suivront pas», renchérit Martin Carpentier, propriétaire de Modern Work Environment (MWE) Lab. «À moins que tu veuilles mettre ta maison en garantie!», prend soin de préciser Stéphane Vigot, président de Solutions Caristix, en rappelant que le «nerf de la guerre» des entreprises n'était pas la quête de bonnes idées, mais la recherche de sources de financement.

En compagnie de François Giroux, président de Gentec, et de Michel Careau, vice-président des finances de CorActive High-Tech, les trois hommes d'affaires sont passés à la caisse hier.

Le banquier s'appelait Denis Lebel. En plus d'être le patron politique du ministère des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, il est aussi ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec. Il était dans la capitale pour annoncer que le gouvernement canadien accordait des prêts remboursables sur une période de sept ans - et non pas des subventions! - totalisant 899 000 $ à cinq entreprises de Québec qui pilotent, chacune de leur côté, des projets d'investissements dépassant les 3 millions $.

«Nous allons tout faire en notre possible pour faire beaucoup d'argent!», a promis François Giroux au ministre Lebel, qui soulignait que l'aide d'Ottawa - qui varie entre 50 000 $ et 400 000 $ pour les cinq projets retenus - permettait souvent de faire la différence dans les efforts d'innovation et de commercialisation déployés par les entreprises, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. «Nous aimons être le premier domino qui va ensuite inciter les autres partenaires financiers à contribuer aux projets des entreprises.»

Gentec (1,9 million $) va développer de nouveaux produits qui permettront à ses clients, dont Hydro-Québec, de protéger ses précieux transformateurs des tempêtes causées par les ondes électriques. Spécialisée dans la fabrication de fibres optiques pour les secteurs des télécommunications et de l'industrie militaire, CorActive High-Tech (735 000 $) exporte déjà 85 % de ses produits à l'extérieur du pays et entend continuer d'étendre ses tentacules. Ayant déjà en poche des contrats avec cinq des plus grands hôpitaux américains, Solutions Caristix (217 000 $) - qui a développé un logiciel permettant d'identifier et d'analyser des millions de données contenues dans les centaines de systèmes informatiques d'un hôpital - veut aussi poursuivre son offensive à l'extérieur des frontières canadiennes.

La conquête des marchés internationaux est aussi dans les plans de Teksho (72 000 $), qui conçoit, fabrique et commercialise des systèmes d'éclairage à base de diodes électroluminescentes, notamment pour l'industrie des spectacles, des productions télévisées, des festivals et de l'éclairage architectural.

Les «scorpions» de MWE Lab

Entreprise encore méconnue à Québec, MWE Lab vend ses «scorpions» à Dubaï, au Japon, au Brésil et bientôt aux États-Unis.

Avec l'aide de 50 000 $ qu'elle vient de recevoir d'Ottawa, elle va pouvoir mettre de l'avant un plan de 130 000 $ pour accroître sa présence à l'étranger, notamment dans les immenses foires commerciales réunissant les grands du monde des technologies de l'information et de la communication.

Les «scorpions» de MWE Lab sont en fait de spectaculaires stations de travail bureautique qui combinent un fauteuil ergonomique ajustable, un ordinateur, trois écrans, des haut-parleurs et même un porte-gobelet. Deux modèles sont commercialisés. L'Emperor 1510, le plus populaire, se vend 6200 $. L'autre, l'Emperor 200, est le top du top et coûte la modique somme de 49 150 $. C'est la Ferrari de MWE Lab.

«Nous n'avons pas la prétention de dire que ce nouvel environnement de travail viendra remplacer le bureau traditionnel, mais il convient parfaitement aux professionnels qui sont rivés pendant des heures à leur poste de travail comme, par exemple, des programmeurs ou des designers», explique Martin Carpentier, en soulignant que le produit pouvait aussi intéresser les gamers invétérés bien nantis.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer