Québec International: au coeur du bouillonnement économique de la capitale

Le pdg de Québec Internationnal,  Carl Viel.... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Le pdg de Québec Internationnal, Carl Viel.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Gilbert Leduc

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) C'est à se demander si une bonne fée ne veille pas sur Québec tellement son économie montre des signes de vigueur dans un environnement pourtant marqué au fer rouge par la lente reprise aux États-Unis, l'endettement des gouvernements européens et l'instabilité des marchés financiers.

Un exemple? Le produit intérieur brut a affiché une croissance de 2,4% en 2011. Une performance qui lui permet d'enregistrer la plus forte croissance - 11,9% - au cours des cinq dernières années parmi les huit principales régions métropolitaines au Canada.

Un autre exemple? Après les 15 100 emplois créés en 2010, 9500 autres se sont ajoutés l'an dernier. Une performance qui a permis à la région de montrer un taux de chômage de 5,3% en 2011, le plus faible au Québec et l'un des plus bas au pays.

Un dernier exemple?

À la fin de la dernière année, il y avait pas moins de 120 projets d'une valeur de 7,9 milliards$ en chantier.

Québec International est au coeur de ce bouillonnement qui tire son origine non pas dans le répertoire des pouvoirs surnaturels d'une bonne fée, mais plutôt dans la démarche de diversification économique amorcée il y a quelques années et par les choix faits par les décideurs de miser sur des secteurs de force prometteurs comme le divertissement interactif, l'optique photonique ou les sciences de la vie.

En résumé, la mission de Québec International est d'attirer des investissements et des talents étrangers dans la région et d'accompagner les entreprises d'ici dans leur conquête des marchés extérieurs. Pour y arriver, l'organisme a piloté, en 2011, une vingtaine de missions de prospection et de recrutement à l'étranger et a accueilli une trentaine d'entreprises et de délégations commerciales venant de l'Amérique du Nord, de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique.

Selon le pdg de Québec International, Carl Viel, les retombées économiques réelles et potentielles des actions menées l'an dernier par l'organisme s'élèvent à près de 150 millions$. À eux seuls, les investissements directs étrangers totalisent 64 millions$. Les ventes potentielles découlant des missions commerciales représentent, quant à elles, 27 millions$.

Concernant les opérations d'attraction des talents - qui ont permis d'attirer à Québec, en 2011, 608 nouveaux arrivants, dont 245 nouveaux travailleurs qualifiés -, Québec International évalue à 42 millions$ le montant de leurs retombées.

124 emplois créés en 2011

En 2011, la région a donc pu compter sur des investissements de 64 millions$ réalisés par six sociétés étrangères et qui ont permis de créer 124 emplois. Au cours des cinq dernières années, Québec a su attirer une vingtaine d'investissements directs étrangers qui ont totalisé 500 millions$. Présentement, l'équipe de prospection des investissements étrangers travaille sur une trentaine de dossiers d'une valeur potentielle de 95,5 millions$, selon le rapport annuel 2011 que vient de publier l'organisme qui veille au rayonnement international de la capitale.

En entrevue au Soleil, Carl Viel explique que Québec International ne tire pas sur tout ce qui bouge à l'international. L'organisme concentre principalement son énergie auprès des 160 filiales de sociétés étrangères qui sont présentes dans la région, dont 50% sont américaines et 35% européennes.

Il est d'ailleurs pertinent de noter que plus de 65% des projets d'investissements recensés en 2011 ont été réalisés par des multinationales qui possèdent déjà une filiale dans la capitale. C'est le cas, par exemple, de Fujitsu, de Glaxo-SmithKline, d'Almerys (Asentri) ou de TI Informatique (Technologies Informatiques Codi).

«De façon systématique, nous rencontrons les dirigeants de ces filiales pour nous enquérir des projets de croissance ou de consolidation de leur société mère. Nous estimons qu'une multinationale qui a déjà un pied-à-terre à Québec sera beaucoup plus intéressée à réinvestir sur un territoire qu'elle connaît déjà.»

La façon de faire de Québec International pour attirer les investisseurs étrangers n'est pas trop vilaine, puisque l'agence s'est classée dans le top 10 dans la catégorie Best Foreign Direct Investment Strategy du palmarès American Cities of the Future établi par une publication britannique du groupe The Financial Times.

Avec sa trentaine d'employés, Québec International a toujours été à la remorque des gouvernements pour son financement.

Depuis deux ans, l'organisme fait de plus en plus appel au secteur privé. Ainsi, la part des revenus privés dans son budget annuel d'un peu plus de 7 millions$ a augmenté de près de 90% passant de 914 476$ à 1,7 million$ depuis 2009.

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