Réfection de l'aqueduc et des égouts: des chantiers en attente de subventions

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Cette année, les promesses d'aide financière non confirmées du gouvernement Charest - qui devraient se concrétiser aujourd'hui - ont retardé certaines annonces printanières de travaux.

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Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Même s'il est temps de sortir les pics et les pelles, plusieurs municipalités ne peuvent dire avec certitude quels travaux d'infrastructures seront réalisés cet été car elles attendent impatiemment la confirmation imminente de subventions provinciales pour la réfection des conduites d'aqueduc et d'égouts. C'est le cas de la Ville de Québec.

Le conseiller municipal François Picard se fait habituellement un plaisir, à la fin d'avril, de dévoiler la liste des chantiers prévus sur le territoire de Québec et d'informer les citoyens des entraves qui viennent avec.

L'an dernier, l'administration Labeaume a investi 172 millions $ pour paver 67,6 kilomètres de rues et réparer 37,7 kilomètres d'aqueduc et d'égouts.

C'était même plus les années précédentes, quand le gouvernement fédéral a profité de son plan de relance économique pour subventionner la réfection d'infrastructures souterraines. Les sommes transitaient par le programme de renouvellement des conduites (PRECO), géré par le provincial.

Cette année, les promesses d'aide financière du gouvernement Charest - qui devraient se concrétiser aujourd'hui - ont retardé les annonces.

Les fonctionnaires municipaux jonglent toujours avec deux listes de priorités : une prenant prétexte des subventions pour ouvrir des rues, l'autre se concentrant sur des travaux de surface (construction et reconstruction de rues, asphaltage). Quelques chantiers incontournables ont été lancés.

Quand le gouvernement du Québec confirmera ses intentions, il faudra encore faire une demande pour le programme, publier les appels d'offres et choisir les sous-traitants avant que les carnets de commandes soient remplis et que les prix se mettent à monter, explique M. Picard.

Déjà, les délais de traitement ne permettent pas d'espérer le début des travaux d'aqueduc et d'égout avant la fin de l'été ou le début de l'automne, précise-t-il.

Le temps presse

Bernard Généreux, président de la Fédération des municipalités du Québec (FQM) et maire de Saint-Prime, juge lui aussi que le temps presse. «C'est l'été. On y est, là. Le temps d'adopter les plans et devis, résolutions, règlements d'emprunt, il faut qu'il n'y ait pas trop d'accidents pour qu'on puisse terminer les travaux avant l'hiver. Plus tôt on le sait, plus ça nous permet d'étaler les projets et d'éviter la surchauffe du marché», explique-t-il.

Cela dit, le président de la FQM ne peut que se réjouir de l'intention de Québec de faire renaître PRECO, qui a permis à plusieurs municipalités de réaliser des travaux autrement difficiles à financer. «Il y a encore du travail à faire» dans les sous-sols, dit-il.

Le fameux programme «avait l'avantage d'être simple, ce qui est plutôt rare», poursuit M. Généreux. Le taux au mètre linéaire couvrait une très large part de la facture.

Caroline St-Pierre, porte-parole du ministère des Affaires municipales, confirme que Québec travaille sur une nouvelle version de PRECO, qui s'inscrirait dans le Programme d'infrastructures Québec-Municipalités. Depuis notre appel, le ministre Laurent Lessard a d'ailleurs convié la presse à une «annonce d'investissements majeurs en infrastructure», samedi, à Montréal.

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