GSK mise sur un fonds de 50 millions$

Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Des dirigeants de la compagnie pharmaceutique Glaxo-SmithKline (GSK) sont venus présenter à Québec leur Fonds d'innovation des sciences de la vie, qui disposera de 50 millions$ pour soutenir les entreprises dans la recherche et la commercialisation de nouveaux produits, de nouvelles technologies biomédicales ou des techniques de diagnostic novatrices.

Parmi les 130 entreprises canadiennes qui ont démontré un intérêt pour le Fonds GSK, plusieurs entreprises en démarrage viennent de la région de Québec.

Selon Savino DiPasquale, vice-président développement commercial et planification générale de GSK Canada, le fonds ne servira pas à saupoudrer des dollars ici et là pour une cinquantaine de nouvelles idées ou de nouvelle entreprise, mais le fonds en favorisant quatre ou cinq en fonction de critères précis quant l'innovation ayant une portée internationale, à la propriété intellectuelle et aux capacités du groupe de travail.

«C'est du capital de risque, précise-t-il en entrevue. Nous cherchons la crème de la crème parmi les meilleurs avec qui GSK sera partenaire, et non propriétaire, que ce soit une entreprise en démarrage, une entreprise qui fera une percée dans la science de pointe, mais qui n'a pas les fonds nécessaires pour aller plus loin dans leurs recherches ou encore dans la commercialisation de son produit ou de son innovation.»

Les entreprises dans les sciences de la vie, les biotechnologies ou la pharmaceutique font face à une concurrence mondiale très féroce. Il n'y a pas si longtemps, dans la région de Québec, plusieurs entreprises dans ce créneau se plaignaient de la faiblesse des investissements extérieurs et du peu de capital de risque disponible pour faire avancer les projets.

GSK envisage des investissements à court et à long terme, car la validation des données et les processus d'homologation sont longs et demandent beaucoup d'énergie. M. DiPasquale ne s'attend pas à des résultats rapides, mais plutôt à une fenêtre de six ou sept ans avant de voir poindre des résultats intéressants.

Pour faire des percées dans le monde de la science de la vie, il faut de la patience, ajoute-t-il. «Nous voulons investir dans l'innovation au Canada. Il est même possible que cela se fasse au Québec et à Québec, en espérant un retour intéressant en fin de compte.»

Investissement à venir

Dans un autre ordre d'idées, GSK discute toujours avec les gouvernements provincial et fédéral à propos d'un projet de quelque 90 millions, annoncé en 2009, pour accroître la capacité de production de vaccins à Québec. «Les analyses et les discussions se poursuivent», a indiqué la porte-parole de la multinationale. «Nous ne sommes pas en mesure d'annoncer quoi que ce soit pour l'instant.»

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