Intérêt envers l'usine Stadacona: de la pression sur Brant, estime Labeaume

Si Régis Labeaume a accepté de rencontrer des... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Si Régis Labeaume a accepté de rencontrer des investisseurs potentiels et d'en parler publiquement, c'est qu'il voulait que le propriétaire de l'usine Stadacona, la famille Brant, sache qu'il existe d'autres solutions.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Stéphanie Martin

Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) L'arrivée dans le décor de deux groupes indiens intéressés à acheter l'usine Stadacona de Papiers White Birch met de la pression sur la famille Brant et évite qu'elle «égorge tout le monde», estime le maire Régis Labeaume.

M. Labeaume s'est réjoui jeudi que deux groupes d'acheteurs indiens soient dans le paysage depuis quelque temps. Il s'agit, comme le révélait jeudi Le Soleil, de Mayar-Adonis, un client de longue date de Papiers White Birch, qui travaille main dans la main avec le fonds d'investissement Black Diamond, et de Kejriwal Paper, mené par l'homme d'affaires Rahul Kejriwal, que le maire a rencontré le 24 mars.

«Ce n'est pas détestable d'avoir deux plans B, a commenté le maire. Parce que le plan A jusqu'à date n'a pas été très gracieux avec la population de Québec, avec les travailleurs, et je ne peux pas vous dire qu'il m'enchante beaucoup. Alors, l'idée d'accompagner un plan B, je ne déteste pas ça du tout. Et j'aime ça, ils [Kejriwal Paper] ne m'ont pas demandé un sou.»

S'il a accepté de rencontrer des investisseurs potentiels et d'en parler publiquement, c'est qu'il voulait que le propriétaire de l'usine, la famille Brant, sache qu'il existe d'autres solutions.

«On l'a fait aussi parce qu'on ne veut pas que la famille Brant se sente toute seule. Parce que là, ils vont égorger tout le monde s'ils sont tout seuls. Ils vont vider les poches de tout le monde. [...] L'attitude de la famille Brant actuellement, c'est qu'ils sont rois et maîtres de tout.»

«Je suis content, il y a un plan B. Et s'ils se comportent mal, qu'ils s'en aillent chez eux et on va s'organiser avec les Indiens. Parfait.»

Le maire n'a pas voulu annoncer sa préférence pour un groupe ou l'autre. Mais il souligne que les employés de la Stadacona ont un net penchant vers l'ex-dirigeant de l'usine André Sarasin, qui est associé au groupe Kejriwal Paper. Un coup de sonde mené par le comité de relance de l'usine en a témoigné.

«Les travailleurs et leur réaction face à André Sarasin, j'ai vu ça ce matin. Je savais que les travailleurs aimaient André Sarasin.»

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