Sam Hamad espère une réouverture rapide de l'usine Stadacona

«Les travailleurs ont fait leur grosse, grosse part.... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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«Les travailleurs ont fait leur grosse, grosse part. On reconnaît les concessions importantes qu'ils ont faites. C'est maintenant à l'employeur et à nous de faire en sorte qu'on voie l'usine rouvrir», a déclaré Sam Hamad.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, a salué l'effort des travailleurs de Papiers White Birch à Québec, qui ont accepté samedi l'offre globale et finale de l'employeur en espérant une réouverture de l'usine Stadacona.

«Les travailleurs ont fait leur grosse, grosse part. On reconnaît les concessions importantes qu'ils ont faites. C'est maintenant à l'employeur et à nous de faire en sorte qu'on voie l'usine rouvrir. Le gouvernement du Québec est présentement en mode comment ouvrir l'usine le plus rapidement possible», a commenté le ministre en marge de l'annonce sur le projet de nouvel amphithéâtre.

«Il faut se rappeler qu'en décembre, une décision avait été prise de fermer l'usine et je suis intervenu personnellement pour permettre aux deux parties de revenir à la table des négociations. Mon intervention a fait en sorte que les parties sont revenues et ça a abouti au vote de samedi.»

D'après M. Hamad, la clé du succès de Papiers White Birch à Québec se trouve dans la rentabilité à long terme de l'usine. «Ça fait trois mois qu'on travaille avec eux afin de trouver des façons de rendre cette usine rentable. Si on y arrive, elle restera ouverte longtemps», poursuit-il.

Quant aux demandes de l'acheteur éventuel, le fonds d'investissement américain Black Diamond, M. Hamad a promis de collaborer. «Je vais faire en sorte que le gouvernement contribue de façon importante.»

Fonds de pension

De son côté, l'ex-président de l'usine Stadacona André Sarasin a réagi au vote des travailleurs en se demandant où se retrouvaient les quelque 800 retraités de l'entreprise dans tout ça. «Est-ce qu'on perdra 40 % ou 30 % de notre fonds de pension? On ne le sait pas. On ne sait pas d'où vient ce 30 % qui a été avancé en fin de semaine.»

M. Sarasin s'interrogeait aussi quant aux véritables intentions de Black Diamond concernant l'usine de Québec. «J'espère qu'ils souhaitent opérer l'usine. Moi, à leur place, pour la rendre rentable, je démarrerais les machines avec de la pâte à base de fibre vierge plutôt qu'avec de la pâte recyclée», explique-t-il.

L'ancien dirigeant rappelle qu'à l'époque, l'usine Stadacona faisait figure de bon citoyen corporatif en utilisant de la pâte désencrée et recyclée, mais que l'achat massif de cette matière première par des pays comme la Chine, l'Inde et le Japon, qui ne disposent pas d'autant de ressources forestières, avait fait exploser les prix.

«C'est dommage, mais en bout de ligne, l'utilisation de pâte recyclée a fait augmenter les coûts de façon importante et Stadacona s'est retrouvée en situation précaire alors que les deux autres usines de Papiers White Birch en Outaouais et dans le Bas-Saint-Laurent n'utilisaient pas de pâte recyclée et se retrouvent aujourd'hui en meilleure position.»

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