Papiers White Birch: un premier vote samedi

Les ex-travailleurs de l'usine de Québec, sans emploi... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les ex-travailleurs de l'usine de Québec, sans emploi depuis le 9 décembre, seront les premiers à passer au vote samedi, alors que les usines de Rivière-du-Loup (F.F. Soucy) et Gatineau (Masson), toujours en activité, se prononceront respectivement lundi et mardi.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Marie-Pier Duplessis
Le Soleil

(Québec) Les travailleurs de l'usine Stadacona de Papiers White Birch sont appelés à passer au vote samedi à propos de l'offre dite «finale» de l'entreprise. Le syndicat a décidé de soumettre la proposition à ses membres, même si encore bien des questions demeurent sans réponses.

La semaine dernière, le vice-président national du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), Renaud Gagné, avait qualifié de «très décevante» la plus récente offre de l'employeur, déposée le 8 mars dernier après que les négociations eurent été temporairement suspendues.

«Il n'y a rien d'intéressant dans cette offre. Elle est encore pire que la précédente», avait alors mentionné au Soleil M. Gagné. Le syndicat exigeait plus de détails, notamment sur le plan de relance de l'usine située sur le boulevard des Capucins. Si la direction promet la réouverture de la papetière un mois après l'acception majoritaire de sa proposition, le syndicat ignore toujours combien de personnes sur les 600 travailleurs licenciés pourraient retrouver leur emploi. De plus, l'entreprise n'a pas encore fourni de chiffres précis sur l'aide financière gouvernementale qu'elle exige pour la relance.

Les demandes

Selon les informations qu'il a été possible de recueillir dans le rapport du contrôleur présenté en cour le 16 mars, Papiers White Birch demande toujours la terminaison des régimes de retraite, dont le déficit atteint maintenant près de 400 millions$ (200 millions$ seulement pour Québec). Le fonds d'investissement Black Diamond, qui veut acheter l'entreprise, accepte de mettre seulement 35 millions$ dans les régimes actuels, avant de les fermer et de les remplacer par un nouveau programme à prestations déterminées. L'offre finale prévoit également une convention collective prenant échéance en 2017, des concessions salariales de 10% sans aucune augmentation et une réduction de la «paye de vacances».

Les ex-travailleurs de l'usine de Québec, sans emploi depuis le 9 décembre, seront les premiers à passer au vote samedi, alors que les usines de Rivière-du-Loup (F.F. Soucy) et de Gatineau (Masson), toujours en activité, se prononceront respectivement lundi et mardi prochains.

Aucun représentant du SCEP n'a voulu émettre de commentaires au sujet du vote et de la proposition. La dernière fois qu'une «offre finale» avait été mise sur la table par l'entreprise, les syndiqués de la capitale l'avaient rejetée à 90%.

 

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