Appel à l'aide de l'industrie forestière

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Depuis 2005, plus de 21 000 emplois dans l'industrie forestière ont été perdus au Québec.

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Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) À encenser sans cesse les mines, le gouvernement Charest porte ombrage au secteur forestier, dont les représentants réclament une aide financière de 750 millions $ sur cinq ans.

Une délégation d'une trentaine de maires a déploré, mercredi, le retard pris par Québec dans le dépôt de sa stratégie forestière, attendue l'automne dernier. L'industrie de la forêt est en crise depuis 2006.

«Il y a un déphasage entre l'action gouvernementale et les attentes immédiates des gens sur le terrain», a noté le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux. «Il faut qu'il se passe quelque chose. Sinon, on pourra dire tantôt qu'il y a un sentiment d'abandon qui est en train de s'installer.»

Les élus municipaux ont obtenu une rencontre avec le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac. Celui-ci leur a suggéré de surveiller le prochain budget, en mars, et promis que la stratégie forestière arriverait en mai.

L'aide demandée de 150 millions $ par année servirait à moderniser des usines, augmenter leur productivité et développer de nouveaux débouchés pour des produits du bois. Un bouquet de mesures d'accompagnement permettrait aussi la formation des travailleurs de cette industrie en transition.

Le président de la FQM s'est inquiété que le secteur de la forêt pâtisse de l'effervescence qui entoure le Plan Nord.

«Quand le premier ministre invite les gens à aller dans le secteur minier en attendant que la crise forestière passe, c'est une menace au maintien des emplois de l'industrie, a-t-il déclaré. Est-ce qu'on est en train de dire qu'il n'y a plus d'avenir dans l'industrie forestière?»

Moins intéressés par le secteur en difficulté, les étudiants désertent les formations dans le domaine. Ce qui fait craindre un manque de main-d'oeuvre qualifiée lorsque la reprise se montrera le bout du nez.

«Il faut investir»

En chambre, le premier ministre Jean Charest a rappelé les investissements de Québec dans les usines de Lebel-sur-Quévillon, de Thurso et dans la région de Windsor.

«Il faut investir», a reconnu le ministre Clément Gignac. «La reprise, et la relance du secteur forestier, sera basée sur l'innovation.»

La chef de l'opposition, Pauline Marois, soutient que 60 000 emplois ont été perdus dans l'industrie au Québec depuis 2003 et que 300 usines ont été fermées.

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