Un vélo électrique repensé

Charles Smith, Raymond Dutil, Guillaume Senechal et Jacques... (Le soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Charles Smith, Raymond Dutil, Guillaume Senechal et Jacques Dutil montrent le nouveau vélo électrique qu'ils ont élaboré.

Le soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) Pour le Groupe Procycle, la création de l'eVox aura été une épreuve de longue haleine. Sur une période de trois ans et demi, plus de 10 000 heures de RetD, de travail en usine et d'essais routiers auront été consacrées à la mise au point de ce nouveau vélo électrique qui fera son entrée sur le marché québécois dans les prochaines semaines.

Il y a une quinzaine d'années, le fabricant de bicyclettes de Saint-Georges avait tenté l'expérience du vélo électrique.

«Nous faisions ce que la plupart de nos compétiteurs font encore aujourd'hui. On prenait un vélo ordinaire et on lui ajoutait un moteur au-dessus de la roue. Tant bien que mal, on essayait ensuite de trouver une façon de placer la batterie et le système de contrôle», se souvient le président de Procycle, Raymond Dutil.

«Cette fois, nous avons adopté une approche plus téméraire, plus risquée en choisissant de développer un moteur, une batterie, un chargeur, un contrôle de charge et une console selon nos propres devis. Nous avons mis beaucoup de pression de la RetD. La beauté de l'affaire, c'est que ça nous permet, trois ans et demi plus tard, de mettre sur le marché un vélo électrique qui se distingue des autres.»

L'une des principales caractéristiques de l'eVox est le temps de chargement de la batterie. Il ne suffit que d'une heure pour la recharger au complet alors qu'il en faut bien souvent entre quatre et sept heures pour d'autres modèles de vélo électrique. La batterie offre une autonomie variant entre 40 et 150 kilomètres selon l'utilisation ou non du moteur.

L'eVox propose d'ailleurs trois modes d'assistance: le mode Vélo (le cycliste pédale sans l'aide du moteur), le mode Pédélec (le moteur suit la cadence du cycliste qui peut choisir le niveau d'assistance désiré) et le mode Liberté (le cycliste se laisse porter par son vélo).

Quant au chargeur, il est léger au possible - il pèse à peine deux livres - et il est intégré au porte-bagages.

Le moteur n'est pas monté sur l'une des deux roues. Il est plutôt intégré au cadre en aluminium dans la boîte du pédalier. «De cette façon, le centre de gravité est plus bas. Bien centrée entre les deux roues, la position du moteur ne provoque pas de débalancements», explique Jacques Dutil, gérant de la division Miele de Procycle et fils de Raymond.

Par ailleurs, un système de transmission par courroie à la roue arrière permet de quadrupler la puissance du vélo au moment de l'ascension de pentes plus abruptes.

Le prix suggéré de l'eVox est de 2795$. Il sera vendu dans le réseau d'une soixantaine de détaillants des produits de la marque Miele.

Pour en savoir davantage sur les caractéristiques de l'eVox, qui est conçu et assemblé entièrement au Québec, un site Internet (www.evoxbicycles.com) sera bientôt en ligne.

Moins «pépère»

Dès l'arrivée du printemps, le nouveau vélo électrique fera son apparition sur le marché québécois. Dans les mois qui suivront, une offensive sera menée dans le reste du Canada. Suivront les États-Unis en 2013 et l'Europe en 2014. Dans un horizon de 18 mois, Raymond Dutil prévoit vendre entre 2000 et 4000 vélos électriques.

Le marché visé est évidemment celui des baby-boomers, mais aussi celui des travailleurs qui recherchent une solution de rechange à l'automobile pour faire la navette entre la maison et le travail. «Des gens qui veulent garder la forme, mais qui ne veulent pas arriver au bureau en sueur. Leur exercice, ils le feront en pédalant à fond de train au moment du retour à la maison!»

En plus de mettre l'accent sur la performance de l'eVox, Jacques Dutil signale que Procycle a porté une attention particulière au design du vélo électrique pour tenter de lui retirer à jamais son étiquette de produit un peu trop «pépère» et réservé à une clientèle éprouvant des problèmes de mobilité. «On voulait que notre vélo électrique ressemble le plus possible à un vélo!»

Comptant 70 employés, Procycle vend ses produits dans une trentaine de pays. Son chiffre d'affaires est de plus de 50 millions $.

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