Puits Haldimand n° 1: Pétrolia estime ses tests concluants

Pétrolia a terminé en novembre ses travaux au... (Petrolia, Pierre Houle)

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Pétrolia a terminé en novembre ses travaux au puits Haldimand n° 1, et l'a ensuite fermé. La prochaine étape sera le forage d'un troisième puits, cette fois avec une composante horizontale.

Petrolia, Pierre Houle

 

Geneviève Gélinas, collaboration spéciale
Le Soleil

(Gaspé) Le puits Haldimand n°1, à Gaspé, a vu passer sa production de 10 à 40 barils par jour pendant trois jours en novembre. Pétrolia a obtenu ces résultats en injectant du pétrole sous pression dans le forage.

Cet «essai d'injectivité» a permis de «nettoyer» des fractures naturelles du puits, bouchées lors de tests de production en 2008. Pétrolia a fermé le puits à l'issue des tests. «On n'a pas de recherches supplémentaires à faire», justifie Isabelle Proulx, vice-présidente de Pétrolia.

À Haldimand, la firme espère obtenir une production plus élevée que 40 barils par jour, admet Mme Proulx. «L'objectif des tests n'était pas de produire, mais d'avoir des résultats qu'on pourra appliquer au prochain forage», explique-t-elle.

Prochaine étape: Pétrolia forera un troisième puits à Haldimand, cette fois avec une composante horizontale. Il sera foré «aussitôt que des équipements de forage seront disponibles», soit au plus tôt en mars, mais plus probablement après la période de dégel.

L'automne dernier, le président de Pétrolia, André Proulx, avait indiqué au Soleil que l'essai d'injectivité servirait à «savoir si la roche casse ou pas», en vue d'une véritable fracturation si jamais Haldimand n° 3 ne produit pas suffisamment par ses fractures naturelles.

Questionnée sur ces déclarations, Mme Proulx perd patience. Elle demande qu'on «arrête de poivrer» Pétrolia avec des questions sur la fracturation. «Si un jour, on veut en faire [de la fracturation], on reviendra là-dessus!» lance-t-elle.

Pétition à Gaspé

La roche n'a pas été fracturée lors de l'essai, assure la vice-présidente. « [Les résultats], c'est de l'information acquise, qui peut servir éventuellement pour de la fracturation, éventuellement pour de la production», précise-t-elle.

À Gaspé, des citoyens qui craignent la contamination de la nappe phréatique font circuler une pétition contre la fracturation. La méthode consiste à envoyer sous forte pression de l'eau (ou un autre liquide), du sable et des produits chimiques dans un forage, pour fracturer la roche afin de laisser remonter le gaz ou le pétrole.

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