Afin de rééquilibrer leur répartition d'actifs, la plupart des investisseurs auraient avantage à diminuer leurs positions en obligations pour augmenter la part dévolue aux actions.
Malheureusement, les statistiques de l'industrie des fonds communs de placement montrent un mouvement contraire à ce que devrait être une préoccupation de constance.
Pour Investir en 2012, M. Marcoux a simplifié la première édition de cet ouvrage qui prenait en 2011 la relève de sa série annuelle des 100 meilleurs fonds. Il n'a pas jugé utile de reprendre les descriptions déjà publiées l'an dernier.
Mais ardent défenseur de la diversification d'un portefeuille à l'aide d'un éventail de fonds communs de placement (mutuels), il enfourche un nouveau cheval de bataille en prônant la complémentarité des fonds choisis pour éviter les risques liés à la corrélation entre deux placements qui réagissent de la même façon, surtout dans un contexte de volatilité.
Or, dit-il, pour y arriver, il faudrait souvent que les conseillers puissent orienter leurs clients vers une exposition partielle à des fonds ne correspondant pas individuellement à leur profil d'investisseur.
Il déplore donc que l'Autorité des marchés financiers au Québec cherche à appliquer des règles plus restrictives qui empêchent de proposer à un client moyen un véhicule de placement comportant un risque supérieur à la moyenne pour réduire le niveau de corrélation de l'ensemble de ses investissements.
Avec l'aide de son fils Michel-Olivier Marcoux, il a aussi ajouté un chapitre à l'intention de ceux qui veulent choisir par eux-mêmes les titres d'un portefeuille d'actions.
Son expérience lui a montré que, dans ce domaine, trop d'investisseurs ne savent absolument pas pourquoi ils ont acheté les actions d'une société, ne connaissant même pas dans certains cas le secteur de l'économie dans lequel l'entreprise choisie concentre ses activités.
Ceux qui veulent «jouer au gestionnaire» doivent accepter de faire le travail du gestionnaire de portefeuille et approfondir non seulement les caractéristiques d'un secteur, mais aussi les ratios financiers de la société convoitée, non seulement ses revenus et ses bénéfices, mais aussi son endettement et le coût de son capital, entre autres.
Certains amateurs le font bien, dit M. Marcoux, mais c'est difficile de rivaliser avec un professionnel qui s'appuie sur une équipe de recherche d'une trentaine de personnes.
Meilleurs fonds
Dans la série des 70 meilleurs fonds analysés dans huit catégories pour la nouvelle édition, M. Marcoux incorpore moins d'une dizaine de fonds indiciels négociés en Bourse, même si l'offre dans ce domaine a explosé ces dernières années. Ils servent notamment à introduire dans les portefeuilles des éléments spécialisés géographiquement ou par secteur.
Mais l'auteur ne considère aucun des nombreux fonds qui utilisent un effet de levier dans ses stratégies de placement. Le levier peut servir des investisseurs institutionnels pour couvrir des positions, mais, à son avis, c'est trop dangereux pour la grande majorité des particuliers. Â