Évidemment, il y a des domaines d'emplois où la demande ne s'essoufflera pas de sitôt. Il n'y a qu'à penser aux infirmiers, aux pharmaciens, aux ingénieurs civils, entre autres. Bref, tout ce qui concerne la santé des personnes et la santé de nos infrastructures.
S'ajoute depuis quelques années un grand besoin de conseillers en sécurité financière et comptables. Les mécaniciens d'engins de chantier ou de moteurs diesel sont en demande. L'emploi d'auxiliaire familial et social sera aussi de plus en plus populaire. Et, devant les ordinateurs, il faut toujours plus de programmeurs, de gestionnaires de réseaux et d'intégrateurs multimédias.
La facilité à se trouver un emploi, ou, si l'on veut, la demande pour le diplôme obtenu est le critère privilégié par l'équipe de Septembre éditeur pour l'élaboration de ce palmarès. On évalue aussi 150 professions selon la capacité à se maintenir en emploi à moyen et long terme et l'encadrement professionnel - y a-t-il un ordre ou une association professionnelle?
La mobilité géographique est aussi prise en compte. Cet emploi me permettra-t-il de travailler dans toutes les régions du Québec? Une donnée qu'il ne faut pas négliger, surtout pour ceux qui n'ont pas l'intention de s'établir en ville. D'autres critères sont aussi évalués.
Cette année, le palmarès ne se limite pas aux métiers où il y a une pénurie criante de main-d'oeuvre, mais se penche aussi sur des métiers dans lesquels on s'arrache peut-être moins les finissants, mais pour lesquels il faudra tout de même pourvoir des emplois. «On ne peut pas tous devenir pharmaciens, on ne peut pas tous devenir infirmières. Le marché du travail offre des possibilités beaucoup plus larges», rappelle le pdg et éditeur de Septembre éditeur, Martin Rochette.
Besoins variés
Avec le départ massif de baby-boomers du marché du travail, les besoins sont variés. Pour le Palmarès, on a donc rencontré 40 professionnels afin de voir les perspectives, les avantages et les difficultés de divers emplois. Des métiers autant professionnels, techniques, que ceux exigeant un diplôme universitaire.
Un outil comme ce palmarès est d'autant plus utile depuis que le cours d'éducation au choix de carrière a été aboli, en 2005. Depuis ce virage, «il y a un problème», estime M. Rochette. Les jeunes sont moins bien préparés avant de faire un choix de carrière, ils connaissent peu le monde du travail et doivent parfois revoir leur choix en cours d'études, ce qui engendre des dettes d'études et des coûts sociaux importants.