LAB Chrysotile: les travailleurs s'attendent à entamer les négos cette semaine

(Québec) Après une deuxième rencontre avec Simon Dupéré, président de la société minière en faillite LAB Chrysotile, le Syndicat des travailleurs horaires de la mine Lac d'amiante du Canada (LAC) de Thetford Mines s'attend à commencer dès cette semaine des négociations en vue de ratifier une nouvelle convention collective dans la foulée d'un plan de relance de cette mine d'amiante.

«M. Dupéré nous a dit qu'il allait créer un document sur la façon de relancer l'entreprise et nous comprenons qu'il contiendra des éléments d'une future convention collective», commentait hier Luc Lachance, président du syndicat affilié aux Métallos.

M. Lachance a déclaré que cette rencontre avait permis «d'aplanir certains irritants». «Tout le monde perd son fonds de pension, mais l'employeur est ouvert à certaines discussions sur la possibilité qu'on ait un autre type de fonds de pension qui pourrait être à cotisation déterminée.»

Bonne foi

De leur côté, les syndiqués s'attendent à devoir eux aussi faire certaines ouvertures. «Il n'en a pas parlé clairement, mais on voit ça venir. Est-ce que les travailleurs devront être plus polyvalents et faire preuve de davantage de souplesse? C'est possible», avance M. Lachance.

«On ne s'attend pas à ce que la négociation soit facile mais, comme M. Dupéré l'a dit, si tout le monde y met sa bonne foi, on pense qu'on va s'en sortir», poursuit le président du syndicat au sujet des négociations à venir.

Les 350 travailleurs de la mine LAC ont été mis à pied à la suite de la fermeture de la mine le 11 novembre et leur avenir est devenu encore plus incertain depuis la faillite de la société minière LAB Chrysotile, qui traîne un passif de plus de 50 millions $ contre un actif d'environ 3 millions $, le 4 janvier.

Objectif 2012

À la recherche de nouveaux gisements à développer après un éboulement qui l'empêche d'aller chercher le minerai d'amiante restant dans son puits principal, LAB Chrysotile souhaiterait redémarrer la mine LAC en 2012.

«M. Dupéré parle encore de la fin du printemps et du début de l'été pour le développement et l'extraction et de six à huit mois plus tard pour le redémarrage du moulin», indique M. Lachance, qui espère toutefois que ces délais puissent être plus courts.

Il faut savoir que les prestations d'assurance chômage d'une quarantaine de travailleurs prendront fin en mars, puis celles d'un peu plus d'une centaine d'autres au début du mois de mai. Pour les quelque 200 restants, ce sera en novembre.

«Nos travailleurs ont tout intérêt à ce que la mine redémarre cette année», conclut le président syndical, ajoutant qu'une vingtaine de ses membres ont déjà répondu à l'appel du Nord québécois en allant travailler pour des compagnies comme Niobec ou Arcelor Mittal.

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