Écoquartier D'Estimauville: l'exigence sur les stationnements couverts disparaît

À terme, le projet d'écoquartier du secteur D'Estimauville... (Yves Tremblay, photohelico.com)

Agrandir

À terme, le projet d'écoquartier du secteur D'Estimauville prévoit accueillir 1786 unités d'habitation en bordure de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Yves Tremblay, photohelico.com

(Québec) Les promoteurs intéressés par le développement de l'écoquartier D'Estimauville n'ont plus l'obligation de planifier 90 % de stationnements couverts ou souterrains. Les consortiums ont désormais le droit de proposer des stationnements à ciel ouvert sans pénalité.

La Ville de Québec a mis en vente en décembre un premier lot du futur écoquartier D'Estimauville. Le terrain mis aux enchères occupe une superficie de 62 493 m2 et devra accueillir environ 630 logements.

Les documents d'appel d'offres ont été rendus publics quelques jours avant Noël. Cet appel d'offres fait suite à un appel de propositions préliminaires lancé en décembre 2010, où deux consortiums québécois avaient annoncé leurs intentions de prendre part au développement du quartier nouveau genre.

Dans l'appel d'offres préliminaire de 2010, la Ville de Québec indiquait clairement que les promoteurs s'engageaient à ce que «90 % des stationnements [soient] couverts avec un ratio 1:1 pour l'usage résidentiel».

Ce critère forçait les développeurs immobiliers à imaginer des stationnements souterrains ou encore des stationnements étagés qui se fondent dans le décor. Des espaces de stationnement sur rue devant être réservés pour les commerces, cette exigence de 90 % condamnait à toutes fins utiles la présence de stationnements de surface.

Les stationnements à ciel ouvert, bien que peu coûteux, sont perçus par beaucoup d'urbanistes comme étant un frein à la densité urbaine et à la création d'un milieu de vie à l'échelle plus humaine. Ces deux thèmes sont des critères incontournables des écoquartiers à travers le monde.

«Stratégie globale»

Or, la notion de 90 % est disparue de la version finale de l'appel d'offres, a constaté Le Soleil. Tout au plus, la Ville exigera du promoteur qu'il dévoile «une stratégie globale de stationnement, incluant le stationnement sur rue». Le ratio d'un stationnement par logement est maintenu dans l'appel d'offres final.

Même si les promoteurs ont gagné en liberté d'aménagement, ils devront cependant proposer un «véritable milieu de vie où la place de la voiture est limitée».

Les promoteurs ont jusqu'à la fin mars pour soumettre leurs visions définitives de l'écoquartier D'Estimauville. Les projets seront analysés par la Ville de Québec, qui annoncera les gagnants en juin.

Le début de la construction est prévu pour la fin 2012 ou le début 2013. L'objectif initial de l'administration du maire Régis Labeaume est de livrer la moitié des unités d'habitation des écoquartiers d'ici 2016. Le secteur D'Estimauville prévoit accueillir 1786 unités d'habitation en bordure de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer