Ce rendement de 0,2 % pour la période se traduit par une hausse de 6 ¢ de la valeur des parts du fonds, qui sont maintenant évaluées à 25,98 $. Pour la dernière période de 12 mois, le rendement à l'actionnaire a été de 3,8 %, alors qu'il s'élevait à 6,5 % au 30 novembre 2010.
Quelque 546 millions$ ont été investis dans le développement économique et la création d'emplois.
En entrevue au Soleil, le président du Fonds, Yvon Bolduc, a expliqué que le portefeuille «de mission», lié aux investissements dans les PME privées québécoises, a été le principal facteur positif, avec une performance de 6,1 % pour le semestre.
Ce sont surtout les actions cotées en Bourse et détenues comme investissement ou placement qui ont tiré le rendement général vers le bas. Mais dans les grands marchés, affirme M. Bolduc, les gestionnaires ont obtenu, à - 6 %, un résultat supérieur à celui des indices de référence. L'indice S&P/TSX a donné - 11,6 % à Toronto et le S&P 500, - 7,3 % à New York.
Le portefeuille de sociétés québécoises cotées s'est déprécié de 13,3 %, tandis que l'indice comparable subissait une baisse de 17,5 %.
Perspectives de 2012
Sur les perspectives de 2012, le président du fonds voit des signaux ambigus avec les pressions liées aux dettes souveraines en Europe. Mais, du côté des États Unis, dit-il, les nouvelles économiques commencent à s'améliorer. Là comme au Québec, dit-il, les entreprises ont beaucoup de liquidités : on pourrait avoir de belles performances du côté des compagnies québécoises.
Mais il faut s'attendre à beaucoup de volatilité.
«Même si la situation des entreprises québécoises demeure en général bonne avec un niveau de profits confortable, un très bas taux d'endettement et de bonnes liquidités, nous devons tenir compte des risques venant de l'étranger», avertit M. Bolduc.
Faut-il prévoir une augmentation des situations où le fonds pourrait être appelé à investir pour protéger des emplois?
Rappelant que l'objectif du fonds n'est pas de risquer de gaspiller l'argent de ses actionnaires, mais plutôt d'aider des entreprises qui voient la lumière au bout du tunnel, il ne croit pas que le nombre d'interventions de ce genre devrait augmenter au cours des prochains mois.
Néanmoins, dit-il, si l'évolution de l'économie mondiale devait mettre à mal le fonds de roulement d'entreprises auxquelles elle est associée, son organisation est préparée à faire face à la situation et à les soutenir.
De plus, soutient M. Bolduc, le fonds doit rester à l'affût des occasions d'acquisitions pour les sociétés québécoises, ici et à l'étranger, pour renforcer les sièges sociaux et aider les entreprises à avoir du succès à l'étranger.
Sur le plan de l'organisation interne du fonds, ses dirigeants ont aussi souligné la création d'un nouvel outil en ligne pour permettre même à ceux qui veulent y cotiser pour la première fois de compléter toutes les formalités dans un nouveau site Internet.