Recrutement à l'étranger: l'usinage rejoint les technos

Omar Itim, à droite, et Florent Hervillard, les... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Omar Itim, à droite, et Florent Hervillard, les deux Français récemment recrutés par Métal Bernard, n'ont pas l'air de s'ennuyer dans leur nouvel environnement de travail.

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) Un nouveau chapitre s'ouvre sur le recrutement à l'étranger pour les entreprises de la région de Québec. L'attraction de professionnels du secteur des technologies de l'information demeure la priorité de la vingtaine d'entreprises qui participeront, à compter de demain, à la neuvième mission de recrutement en France depuis mars 2008 et pour laquelle plus de 500 postes seront proposés aux cousins de l'Hexagone. Voilà maintenant que le secteur de l'usinage s'invite au sein de la délégation.

«Soit que nous continuons à nous plaindre de notre sort et que nous nous garrochons sur les deux ou trois diplômés qui sortent des écoles de formation professionnelle, soit que nous faisons nos valises pour aller recruter à l'étranger!» pose Louis Veilleux, pdg de Métal Bernard.

L'entreprise de Saint-Lambert-de-Lauzon, spécialisée dans la transformation du métal en feuille, participe à sa deuxième mission de recrutement pilotée par Québec International. Une entreprise de Granby, NSE Automatech, spécialisée dans l'usinage de précision, y sera également. Deux autres compagnies, Atelier d'usinage Megatech, de Québec, et Usicast, d'Adstock, ne seront pas présentes à Paris (3 et 5 décembre) et à Lyon (7 décembre), mais elles afficheront sur place des postes pour les chercheurs d'emploi français.

Métal Bernard part à la recherche de machinistes, de soudeurs, de techniciens en mécanique, de tôliers, d'outilleurs-ajusteurs. De la main-d'oeuvre spécialisée que l'entreprise et les trois autres compagnies de sous-traitance appartenant au Groupe Mundial n'arrivent plus à trouver dans une région - celle de la Chaudière-Appalaches - dont le taux de chômage se situe à 4%. «Il y a trop peu de candidats qui sortent des écoles avec la formation que nous recherchons», témoigne la responsable de la dotation, Sylvie Gonin. «Pour en arriver à combler les postes exigeant des qualifications plus spécialisées, il nous faut investir dans la formation à l'interne de nos travailleurs», ajoute la responsable des ressources humaines, Manon Viel.

Sylvie Gonin a fait son premier «pèlerinage» en France au mois de mai dernier. Sur place, elle a rencontré une soixantaine de candidats. Sa quête a été fructueuse.

En effet, Métal Bernard a réussi à recruter quatre travailleurs. Deux d'entre eux sont arrivés à Saint-Lambert au mois de septembre et deux autres sont attendus en janvier.

Un nouveau chapitre s'ouvre sur le recrutement à l'étranger pour les entreprises de la région de Québec. L'attraction de professionnels du secteur des technologies de l'information demeure la priorité de la vingtaine d'entreprises qui participeront, à compter de demain, à la neuvième mission de recrutement en France depuis mars 2008 et pour laquelle plus de 500 postes seront proposés aux cousins de l'Hexagone. Voilà maintenant que le secteur de l'usinage s'invite au sein de la délégation.

«Soit que nous continuons à nous plaindre de notre sort et que nous nous garrochons sur les deux ou trois diplômés qui sortent des écoles de formation professionnelle, soit que nous faisons nos valises pour aller recruter à l'étranger!» pose Louis Veilleux, pdg de Métal Bernard.

L'entreprise de Saint-Lambert-de-Lauzon, spécialisée dans la transformation du métal en feuille, participe à sa deuxième mission de recrutement pilotée par Québec International. Une entreprise de Granby, NSE Automatech, spécialisée dans l'usinage de précision, y sera également. Deux autres compagnies, Atelier d'usinage Megatech, de Québec, et Usicast, d'Adstock, ne seront pas présentes à Paris (3 et 5 décembre) et à Lyon (7 décembre), mais elles afficheront sur place des postes pour les chercheurs d'emploi français.

Métal Bernard part à la recherche de machinistes, de soudeurs, de techniciens en mécanique, de tôliers, d'outilleurs-ajusteurs. De la main-d'oeuvre spécialisée que l'entreprise et les trois autres compagnies de sous-traitance appartenant au Groupe Mundial n'arrivent plus à trouver dans une région - celle de la Chaudière-Appalaches - dont le taux de chômage se situe à 4%. «Il y a trop peu de candidats qui sortent des écoles avec la formation que nous recherchons», témoigne la responsable de la dotation, Sylvie Gonin. «Pour en arriver à combler les postes exigeant des qualifications plus spécialisées, il nous faut investir dans la formation à l'interne de nos travailleurs», ajoute la responsable des ressources humaines, Manon Viel.

Sylvie Gonin a fait son premier «pèlerinage» en France au mois de mai dernier. Sur place, elle a rencontré une soixantaine de candidats. Sa quête a été fructueuse.

En effet, Métal Bernard a réussi à recruter quatre travailleurs. Deux d'entre eux sont arrivés à Saint-Lambert au mois de septembre et deux autres sont attendus en janvier.

Omar Itim et Florent Hervillard avaient le goût de connaître le Québec. «Tant à l'usine qu'à la maison, ça se passe bien. Les gens sont accueillants», raconte Florent Hervillard. Son camarade dit se plaire dans sa nouvelle aventure. «J'ai commencé à un poste d'opérateur laser. Je suis maintenant au pliage du métal. Je vais bientôt passer à la programmation des opérations de pliage», signale Omar Itim qui, en France, avait assisté à plusieurs séances d'information sur les opportunités de carrière au Québec. Par l'entremise d'un organisme d'aide à la régionalisation des nouveaux arrivants, Métal Bernard a aussi recruté, au cours des derniers mois, un travailleur marocain qui venait de débarquer à Montréal.

Tout au long de sa carrière d'industriel, Louis Veilleux a travaillé dans plusieurs pays à travers le monde. Il a toujours été impressionné par le niveau de formation des «cols bleus» pour lesquels peu d'efforts ont été investis pour les attirer vers le Québec. «De l'autre côté de l'océan, il y a des gens très qualifiés. Des gens courageux, aussi, qui sont prêts à tout laisser derrière eux pour vivre une nouvelle expérience de vie. Des travailleurs remplis de potentiel qui sont à notre portée.»

Accorder du temps

Accueillir et intégrer des travailleurs étrangers apporte son lot de responsabilités pour les employeurs. Il faut y accorder du temps, ne serait-ce que pour préparer les affichages et se familiariser avec les règles de l'immigration.

«À chaque fois que je vais dans l'usine, je vais saluer Omar et Florent pour m'assurer que tout va bien», indique Sylvie Gonin. À leur arrivée, la responsable de la dotation les a pris en charge. Elle était là pour trouver des logements dans des familles d'accueil de Saint-Lambert pour les deux jeunes célibataires, pour les aider à ouvrir un compte à la caisse populaire ou encore pour leur montrer le chemin du supermarché le plus près.

Qu'est-ce qu'une entreprise en pleine croissance ne ferait pas pour conserver sa précieuse main-d'oeuvre...

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer