TEC Canada: s'évader pour se ressourcer

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Christian Bergeron, président de Chaussures Régence

(Québec) Aux prises avec ses doutes et ses questionnements, un chef d'entreprise est souvent bien seul sur son île. Chaque mois, pendant une journée entière, Annie Allen, Christian Bergeron, Marcel Dallaire et Paul Raiche s'évadent pour se ressourcer, s'abreuver des enseignements de conférenciers internationaux et se faire dire leurs quatre vérités par leurs pairs.

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Annie Allen, pdg d'Allen Entrepreneur général

Ils font partie d'un groupe de 14 présidents d'entreprise membres de TEC (The Executive Committee) Canada, une société affiliée à Vistage International qui compte 14 500 membres dans 16 pays et dont la mission est d'accroître l'efficacité des chefs de direction à partir d'un modèle d'apprentissage unique.

Il s'agit d'un programme de perfectionnement professionnel et personnel qui permet aux patrons de devenir des leaders éclairés qui seront ensuite en mesure de prendre les décisions les plus judicieuses en vue d'obtenir les meilleurs résultats pour leur organisation. Dans la région de Québec, il y a deux autres groupes TEC Canada. N'est pas membre qui veut.

«Nous n'admettons les membres que sur invitation. Ils sont triés sur le volet pour leurs réalisations et leur volonté de bâtir une organisation qui va perdurer dans le temps», explique le président des groupes TEC Canada pour la région de Québec, André Turcotte. «En moyenne, les entreprises dont le principal dirigeant est admis au sein d'un groupe connaissent une augmentation de leur taux de croissance de l'ordre de 250 %.»

Pour être membre, un chef d'entreprise doit débourser un montant de 1300$ par mois. «Après trois mois, tous les nouveaux membres voient rapidement les retombées qu'ils en retirent et sont conscients que le bénéfice dépasse largement leur investissement», assure M. Turcotte, qui tient aussi le rôle de coach auprès des chefs d'entreprise.

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Paul Raiche, président de Ceratec

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Marcel Dallaire, président de L-IPSE Services-conseils

«On se dit tout»

Pour réussir à créer un espace de discussion confidentiel et sécuritaire au sein de chaque groupe, les membres proviennent d'industries non concurrentes.

«Nous ne sommes ni compétiteurs ni fournisseurs de l'un ou de l'autre de nos pairs», précise Marcel Dallaire, président de L-IPSE Services-conseils, une firme spécialisée en technologies de l'information. «C'est tellement vrai que je n'ai pas un seul carreau de céramique ici dans la nouvelle bâtisse d'Allen Entrepreneur général!» pousse à la blague Paul Raiche, président de Ceratec - un distributeur de carreaux de céramique -, en regardant Annie Allen, la pdg de la compagnie spécialisée dans l'exécution de travaux de génie civil, qui opine du bonnet.

«On se dit tout. C'est comme dans un camp de pêche. Ce qui se dit dans le camp de pêche reste dans le camp de pêche!» résume Marcel Dallaire.

Pour ces dirigeants d'entreprises privées, le groupe devient une sorte de conseil d'administration devant lequel ils vont exposer des enjeux à des situations bien précises vécues au sein de leur organisation respective. «On écoute le collègue, on lui pose des questions, on le challenge, on le critique», explique M. Dallaire.

«Des pairs qui ne sont pas là pour te faire risette et pour ménager ta susceptibilité parce que tu l'as nommé sur ton conseil. Du genre, je vais être fin avec toi et tu seras fin avec moi», insiste Christian Bergeron, président du manufacturier et distributeur de chaussures Chaussures Régence.

«Nous nous disons les vraies choses, apprécie Annie Allen. Et tu as besoin d'être solidement bien préparé quand tu fais ta présentation, car les collègues te le feront remarquer sans ménagement.»

Sujets

À l'occasion de leur rencontre mensuelle, les présidents d'entreprise consacrent une demi-journée à ces conseils consultatifs externes portant sur des sujets touchant la gestion quotidienne de leur compagnie respective.

L'autre partie de la journée est réservée à l'écoute d'un conférencier de calibre international - dont la plupart ont déjà été à la tête de grandes entreprises - qui vient partager ses expériences et son savoir. «On y apprend des choses que l'on peut immédiatement appliquer dans nos entreprises, témoigne Annie Allen. Ça nous permet de nous mettre à jour sur les nouvelles méthodes de gestion. Vous savez, les entreprises évoluent, il faut aussi que les patrons évoluent.»

«Après chaque conférence, je me remets en question», lance Marcel Dallaire.

«Ces conférenciers nous font bien souvent prendre des virages à 180 degrés dans nos façons de diriger nos entreprises», renchérit Paul Raiche.

Et pour bien s'assurer que le message va passer au sein de leur organisation, des patrons vont se faire accompagner par des collaborateurs à l'occasion de certaines conférences. Les patrons s'accordent pour dire qu'ils devraient régulièrement mettre le cap sur Toronto, New York ou Boston pour entendre les conférenciers qui débarquent à Québec spécialement pour eux.

Juste pour ça, l'investissement mensuel de 1300 $ vaut la peine, conviennent-ils.

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