Main-d'oeuvre d'ici 2015: pas de pénurie généralisée

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La croissance de l'emploi se concentrera dans le secteur des services, notamment la santé. Pas moins de 92 % des 221 000 nouveaux emplois y seront créés.

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(Québec) En octobre, les régions de la Chaudière-Appalaches (4,2 %) et de la Capitale-Nationale (4,9 %) affichaient les deux taux de chômage les plus bas au Québec. En 2015, le portrait du marché du travail risque de connaître peu de bouleversements dans ces deux régions qui, encore une fois, trôneront au sommet. Même que leur performance pourrait être meilleure : un taux de chômage de 3,9 % dans la Chaudière-Appalaches et de 4,1 % dans la capitale, alors qu'il devrait être à 6,5 % au Québec, soit le plus bas depuis 1969.

Malgré tout, «le Québec ne devrait pas connaître une pénurie généralisée de main-d'oeuvre en 2015», avance l'étude Le marché du travail et l'emploi par industrie au Québec 2011-2015 que vient de publier Emploi-Québec. Cet outil d'information sur l'évolution de l'emploi et sur les tendances futures du marché du travail s'inspire des prévisions de croissance à moyen terme de l'économie québécoise et sur l'évolution démographique prévue.

Selon l'étude, pas moins de 730 000 emplois seront à pourvoir d'ici 2015 au Québec. De ce nombre, 221 000 (30 %) de ces emplois seront créés grâce à la croissance économique. Les autres - 510 000 emplois - résulteront du remplacement des travailleurs qui prendront leur retraite.

«Il y aura d'importantes possibilités d'emploi au Québec au cours des prochaines années pour les personnes qui souhaitent intégrer le marché du travail. Et la main-d'oeuvre qui entrera sur le marché du travail sera suffisante pour ces emplois», fait valoir Emploi-Québec.

«En effet, entre 2010 et 2015, les jeunes ayant actuellement entre 10 et 24 ans occuperont 54 % des emplois à pourvoir; l'immigration au Québec d'ici 2015 fournira 16 % de la main-d'oeuvre; la hausse du taux d'activité des personnes, dans les groupes de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, permettra de combler respectivement 15 % et 7 % des besoins et la baisse du chômage ramènera au travail une main-d'oeuvre qui sera à même d'occuper 7 % des emplois à pourvoir.»

Pour Emploi-Québec, ça ne veut pas dire, par contre, que des professions, des secteurs et des régions ne souffriront pas plus que d'autres, à un moment donné, d'une rareté de personnel.

La croissance de l'emploi va se concentrer dans le secteur des services. Pas moins de 92 % des 221 000 nouveaux emplois créés viendront de ce secteur. La croissance y sera d'ailleurs trois fois plus forte que dans le secteur de la production de biens. Dans ce secteur, Emploi-Québec prévoit que les industries de l'agriculture et de la pêche, du textile, des vêtements et des produits en cuir, du papier, de l'impression, de la première transformation des métaux, du meuble et des activités diverses de fabrication seront en perte de vitesse d'ici 2015.

Ça sera l'inverse pour le secteur des services, qui procure déjà un gagne-pain à plus de trois millions de Québécois. La création d'emplois va être forte dans les industries des soins de santé et de l'assistance sociale, des services professionnels, scientifiques et techniques, du commerce de détail ainsi que de la finance, des assurances, de l'immobilier et de la location.

«En raison du vieillissement de la population et de la demande accrue en matière de services de garde qu'occasionne la hausse des naissances, le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale aura besoin de 42 000 personnes de plus d'ici à 2015. Suivent, dans l'ordre, les services professionnels, scientifiques et techniques (34 000 personnes) et le commerce de détail (27 000 personnes).»

Qu'en sera-t-il en 2020?

Dans une autre étude intitulée Le marché du travail au Québec - Perspectives à long terme 2011-2020, Emploi-Québec pousse encore plus loin ses prévisions.

Selon le Ministère, il y aura, au cours de cette période, 1,4 million d'emplois à pourvoir dans la province. Il n'anticipe aucune pénurie généralisée de main-d'oeuvre. Cependant, avec un taux de chômage prévu de 5,2 %, le Québec va s'approcher du plein-emploi. Dans les régions centrales comme celle de Québec, le taux de chômage pourrait être aussi bas que 3,5 % à la fin de la décennie.

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