La trouvaille de Caristix: pour «soigner» les hôpitaux

L'un des fondateurs de Caristix et aussi vice-président... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'un des fondateurs de Caristix et aussi vice-président de la recherche et développement, Jean-Luc Morin, donne ses explications au responsable de l'assurance qualité, Donald Marcotte.

Le Soleil, Erick Labbé

(Québec) C'est connu, les hôpitaux ont besoin de toute l'aide nécessaire pour en arriver à mieux soigner les malades. Voilà qu'arrive Caristix. La jeune entreprise en démarrage de Québec ne se pointe pas avec un remède miracle pour réduire le temps d'attente à l'urgence. Sa spécialité, c'est plutôt la gestion de la communication entre la centaine d'applications informatiques différentes provenant des départements et des services d'un hôpital.

Fondée en octobre 2009 par Sovita Chander, Stéphane Vigot et Jean-Luc Morin - trois anciens employés de Cardinal Health qui, avec l'aide de deux anges investisseurs, ont choisi de se lancer en affaires lorsque leur employeur a décidé de réduire ses effectifs dans la capitale -, Caristix a le vent dans les voiles.

Des hôpitaux américains utilisent déjà sa plate-forme technologique. L'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal fera bientôt de même. C'est peut-être le début d'une belle aventure pour cette jeune entreprise du secteur des technologies de l'information, puis­qu'elle vient de regarnir ses coffres. Real Ventures, une société de capital de risque basée à Montréal, et Anges Québec, un réseau de 85 investisseurs privés, ont tellement aimé ce qu'ils ont vu chez Caristix qu'ils ont décidé d'y investir des billets verts. En raison d'une entente de confidentialité entre les parties, le montant de l'investissement ne peut être révélé.

De l'avis de Jean-Luc Morin, l'injection de nouveaux capitaux est suffisamment importante pour permettre à l'entreprise de pousser son expansion à une vitesse supérieure, notamment aux États-Unis, et d'embaucher de nouvelles ressources spécialisées en développement de logiciels.

Dans un hôpital, il peut y avoir jusqu'à 150 systèmes informatiques différents - celui de l'admission, celui des archives médicales et ceux des laboratoires médicaux, par exemple - qui doivent nécessairement être en mesure de communiquer entre eux.

Selon M. Morin, qui est aussi le vice-président de la RD, aucun de ces systèmes ne peut échanger ses informations avec les autres applications sans une intervention technique.

«Les hôpitaux utilisent donc des moteurs d'interfaçage pour que les techniciens puissent mettre en place et gérer des dizaines d'interfaces différentes.»

Solutions logicielles

La trouvaille de Caristix et de ses six employés : une suite de solutions logicielles qui permet d'automatiser ce travail long et laborieux. «Notre logiciel peut lire les données de n'importe quel système informatique et générer automatiquement les requis en interfaçage, ainsi que toute la documentation relative à l'organisation des données.»

L'entreprise avance même que ces logiciels permettent de réduire de 50 % le temps d'installation et de mise en service des interfaces, de diminuer de 75 % le temps passé par les techniciens à tester les systèmes et, finalement, de réduire les besoins en maintenance de 90 %.

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