Les logos Aliments du Québec foisonnent

Aliments du Québec compte maintenant 13 000 produits... (La Presse, Ivanoh Demers)

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Aliments du Québec compte maintenant 13 000 produits à son répertoire.

La Presse, Ivanoh Demers

(Québec) Les produits fabriqués ou transformés ici qui affichent le logo jaune et bleu d'Aliments du Québec poussent comme des champignons. Le lancement de la campagne Toujours le bon choix, en avril, a permis d'ajouter un millier de produits à son répertoire qui en compte maintenant 13 000. Après les consommateurs et les épiciers, l'organisme veut maintenant rallier les cuisines institutionnelles.

La directrice générale d'Aliments du Québec, Marie Beaudry, se félicite d'avoir mis les épiciers et les grossistes dans le coup. «On a réussi à rallier tous les distributeurs. Et eux nous donnent un sérieux coup de main. [...] Ce qui nous aide aussi, c'est que les grands distributeurs, IGA, Loblaws, Metro et Walmart, vont demander à leurs fournisseurs de devenir membres d'Aliments du Québec et de faire certifier leurs produits.»

Il faut croire qu'il s'agit là d'un bon coup; une étude interne de l'organisme indiquait en 2009 que la certification d'un produit gonflait sa part de marché de près de 3 %. «C'est quand même substantiel dans un marché aussi compétitif que la distribution au détail», pointe Mme Beaudry.

Aliments du Québec lançait hier son nouveau site Web (www.alimentsduquebec.com) plus convivial et davantage axé sur l'information aux consommateurs. L'organisme, qui s'est surtout concentré sur la sensibilisation des différents acteurs de la chaîne, du champ à l'assiette, prévoit bientôt ouvrir un nouveau front, celui des cuisines institutionnelles. «Est-ce que c'est pensable que nos écoles, que nos hôpitaux puissent avoir un biais favorable [pour les aliments du Québec] quand c'est motivé pour eux?» demande Dominique Fortin, sous-ministre associée à la transformation alimentaire au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

Sensibilisation

Cette étape est toutefois un peu plus compliquée. «Pour des gouvernements, privilégier des produits comme ça, ça doit être examiné dans l'ensemble des règles internationales», qu'on pense aux traités commerciaux ou aux ententes de libre-échange, explique Mme Fortin. Dans ce contexte, poursuit-elle, il faut éviter d'imposer pour plutôt se concentrer sur la sensibilisation et la promotion.

En plus d'intervenir auprès des institutions elles-mêmes, Aliments du Québec préparera un guide, un peu comme elle l'a fait pour les restaurateurs, afin d'aider les producteurs à développer leurs affaires avec elle.

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