Marché immobilier à Québec: le plafond s'effrite

(Québec) Bien que le marché immobilier demeure solide dans la région de Québec, le prix de vente des maisons s'affiche en baisse depuis quelques mois dans certains secteurs.

Les données compilées par la Chambre immobilière de Québec démontrent que le prix moyen de vente d'une résidence unifamiliale dans la région métropolitaine est passé de 261 960 $ en octobre 2010 à 248 774 $ en mars dernier.

Par exemple, dans le secteur de Sainte-Foy-Sillery, le prix moyen d'une résidence a glissé de 372 000 $ (octobre 2010) à 357 000 $ (mars). À Beauport, le prix moyen est passé de 228 850 $ à 217 000 $ et de 222 500 $ à 217 000 $ à Charlesbourg. Est-ce le début d'un marché à la baisse? «Nous avons atteint un sommet l'an dernier et nous revenons tranquillement à un marché équilibré», souligne prudemment la présidente de la Chambre immobilière de Québec, Gina Gaudreault.

Selon cette dernière, les données analysées sur une année entière démontrent que les prix des maisons continuent de s'apprécier dans la région métropolitaine (incluant Lévis).

Les données publiées pour le mois de mars lui donnent d'ailleurs raison. Le prix moyen de vente d'une maison unifamiliale a ainsi gagné timidement 1 % comparativement à l'année dernière, passant de 246 016 $ à 248 774 $.

On constate toutefois que le marché de la revente s'est refroidi ces derniers mois dans la région. En mars, le nombre de transactions de résidences unifamiliales a baissé de 4 % par rapport à l'an dernier tout comme les ventes de condos (- 19 %) et les ventes de multiplex (- 9 %).

Chez Desjardins, le plus gros prêteur hypothécaire au Québec, on préfère parler d'un certain plafonnement des prix plutôt que d'une baisse. «Le marché immobilier à Québec demeure à l'avantage des vendeurs. Les produits sont encore très intéressants», a rappelé hier l'économiste principale Hélène Bégin.

D'après le Mouvement Desjardins, il serait d'ailleurs surprenant de voir une baisse marquée des prix des maisons au cours des prochains mois à Québec. «L'économie de Québec demeure très vigoureuse, et le marché de l'emploi est encore très bon», a-t-elle noté.

Correction

N'empêche. Après un cycle haussier de plus de 10 années (le prix des maisons a grimpé de 150 % à Québec), plusieurs analystes sont d'avis que le marché immobilier québécois pourrait encaisser une correction.

Le gestionnaire de fonds Stephen Jarislowsky pense que le marché immobilier est actuellement surévalué d'environ 20 % au Québec. Un avis que ne partage pas Desjardins.

Reste qu'à plus long terme, la hausse des taux d'intérêts hypothécaires pourrait avoir un effet sur le taux d'accessibilité à la propriété, reconnaît Mme Bégin. «On pourrait alors assister à une baisse des prix des maisons quelque part en 2015», croit-elle.

Chez le courtier Royal LePage, on avance que les prix des maisons pourraient avoir atteint un sommet au Canada cette année.

«Sur la plupart des marchés, on prévoit un faible pourcentage d'augmentation à un chiffre d'ici la fin de l'année», précise le président de la direction des services immobiliers, Phil Soper.

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