Pour mettre la main sur l'ancien Collège Bellevue et son immense terrain de 650 000 pieds carrés, situés sur le chemin Sainte-Foy, le groupe Norplex a allongé la somme de 11 millions $. La transaction a eu lieu en début de semaine.
«Si tout va comme prévu, les premières unités d'habitation devraient être mises en vente au cours des prochaines semaines», a confirmé jeudi au Soleil le pré-sident de Norplex, Éric-Yves Doyon.
Le projet immobilier, appelé Les halles de Bellevue, comportera plusieurs phases de développement et s'échelonnera sur plusieurs années. Les nouveaux immeubles d'habitation feront leur apparition à l'est de l'ancien Collège Bellevue.
En tout et pour tout, le projet comptera la construction de trois immeubles d'une hauteur maximale de cinq étages et de stationnements intérieurs. «Nous parlons de condominiums dont le prix de départ tournera autour de 200 000 $», a fait savoir M. Doyon.
Aux étages supérieurs des immeubles, des unités de type penthouse seront disponibles. Le promoteur parle également de l'installation de jardins sur les toits des nouveaux bâtiments.
La construction d'une nouvelle rue visant à faciliter l'accès aux propriétaires et d'une piste cyclable est également au programme du promoteur.
Activités d'enseignement
Selon le promoteur, le projet immobilier ne devrait pas influencer les activités des différentes maisons d'enseignement déjà présentes à l'intérieur des murs de l'ancien Collège Bellevue. Le promoteur n'a d'ailleurs pas l'intention de toucher à la vocation de ce bâtiment.
Pour l'heure, le Collège Stanislas (400 élèves de la maternelle à la cinquième secondaire), le Collège François-Xavier Garneau, l'école Montessori et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) donnent des cours d'enseignement dans l'immeuble actuel.
D'ailleurs, la présence jeudi matin de machinerie lourde servant à la construction d'un nouveau terrain de stationnement a causé bien des maux de tête aux parents, aux élèves et aux étudiants des différentes maisons d'enseignement.
La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a même dû intervenir pour faire arrêter les travaux du chantier sur l'heure du midi en raison de mesures de sécurité déficientes.
Un faux pas que le promoteur immobilier n'a d'ailleurs pas l'intention de répéter au cours des prochains mois.