OCTAS: un moment de reconnaissance pour les TI

Chaque année, des artistes présentent des performances lors... (Fournie par le Réseau ACTION-TI)

Agrandir

Chaque année, des artistes présentent des performances lors du Gala des OCTAS.

Fournie par le Réseau ACTION-TI

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les prix OCTAS seront remis pour une 30e année le 2 juin, à Montréal. Retour sur la création de ces récompenses qui honorent les projets des entreprises en technologie de l'information, sur le chemin parcouru et sur les finalistes de cette année, dont plusieurs sont de notre région. S'ajoutent au gala des OCTAS les prix Méritic qui mettent en lumière l'apport des personnes de l'industrie des technologies de l'information (TI) qui se sont démarquées par leur savoir-faire et leur savoir-être.

Le Gala des OCTAS aura 30 ans le 2 juin. L'événement se déroulera au Palais des congrès de Montréal à l'occasion d'une soirée que les organisateurs ont voulu haute en couleur, très technologique, immersive et connectée. Pour ce faire, ils ont requis la participation de PixMob, spécialisée dans la création d'ambiance, qui a d'ailleurs produit la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi.

Créé en 1987, le concours voulait mettre en valeur des gens et des projets de différentes organisations touchant les innovations dans le monde des technologies de l'information.

«Lors de la création des OCTAS, le projet était envisagé comme un événement à long terme», soutient Pierre Lecavalier, membre du comité des OCTAS et ancien président du Réseau ACTION-TI.

Dans les premières années, il y avait moins d'une dizaine de catégories, en majorité des projets d'organismes publics et quelques projets privés. Pour le 30e anniversaire, on dénombre 17 catégories, sans compter les 4 prix Méritic.

Au fil du temps, rappelle M. Lecavalier, le concours qui avait été organisé avec les moyens du bord s'est structuré avec un comité organisateur composé de bénévoles. Ainsi, peu à peu, il a gagné ses lettres de noblesse.

«Comme le comité était composé de gestionnaires de projets, la structure a été montée comme n'importe quel projet de TI avec des objectifs et des sous-

comités pour les différentes tâches», raconte-t-il.

Pendant les premières années, l'assistance au gala se maintenait à 300 personnes, alors qu'il y en a plus de 1000 depuis un bon moment. S'il y avait peu de dossiers de candidatures au départ, maintenant ceux-ci dépassent la centaine, dont une année record de 136 candidatures parmi lesquelles il fallait choisir les finalistes.

Présentations

Parmi les anecdotes, M. Lecavalier mentionne quelques anecdotes, dont les écarts dans les présentations des projets entre les grandes firmes et les petites entreprises. Certaines produisaient des présentations à grand déploiement qui épataient la galerie, alors que ceux qui disposaient de moyens limités envoyaient leur rapport écrit à la main.

«Maintenant, les dossiers de candidature sont tous standardisés dans un formulaire électronique, de sorte qu'il ne peut y avoir l'influence de la présentation tout feu tout flammes», souligne-t-il.

Si le comité organisateur réunit deux jurys, l'un pour choisir les finalistes, l'autre pour déterminer les lauréats, il s'est aussi adjoint un vérificateur externe pour que tout se passe sans anicroche. De plus, tous les deux ans, une révision des catégories est réalisée pour que le concours demeure représentatif de l'évolution du monde des technologies. Les catégories moins pertinentes sont abandonnées.

C'est pourquoi on présente cette année une nouvelle catégorie, Innovation. «Même si tous les projets présentés à l'OCTAS sont de l'innovation, nous voulions un volet différent de l'innovation incrémentale [qui ajoute une nouveauté à un système existant]. Ce sera plutôt une innovation du type rupture qui vient changer le modèle d'affaires, qui apporte quelque chose qui n'existait pas, ou encore qui modifie les pratiques courantes», souligne le directeur général de Réseau ACTION-TI, Alain Desjardins.

Et puisqu'il y a pénurie de main-d'oeuvre dans le monde des TI, outre le prix pour les étudiants universitaires et collégiaux, s'ajoute le prix pour la relève pour les élèves du secondaire.

Quant à l'avenir, M. Desjardins l'envisage du côté de l'accompagnement des influenceurs et des décideurs du monde des TI. «Nous voulons maintenir les lettres de noblesse de ce créneau», précise-t-il. «En même temps, il faut valoriser les emplois en TI, un secteur où les emplois sont garantis pour au moins les 20 prochaines années. Sans oublier qu'il faut toujours mettre en valeur les gens qui produisent de l'innovation dans ces professions.»

L'effet positif des honneurs

Chaque année, les gagnants des OCTAS voient leurs projets technologiques mis en évidence auprès de leurs pairs. Parmi ces gagnants, on trouve non seulement de grandes firmes pour des projets d'envergure, mais aussi de petites entreprises, tout aussi ingénieuses dans leur domaine.

C'est le cas de Druide informatique, entreprise fondée en 1993 et spécialisée dans les outils d'aide à la rédaction.

Au cours des dernières années, Druide a remporté trois OCTAS pour l'excellence de ses réalisations : celui de l'innovation technologique pour Antidote, celui de la catégorie Affaires électroniques pour WebElixir et celui de la réussite commerciale. 

«Ces honneurs sont source de fierté et de motivation pour nos employés», évoque spontanément André d'Orsonnens, président du conseil et chef de la direction de Druide. «J'ajouterais que cette fierté est partagée par nombre de nos clients; un impact également significatif considérant qu'ils sont souvent nos meilleurs porte-parole pour investir de nouveaux marchés.»

Prix Honoris Causa

Cette année encore, Druide sera à l'honneur, puisque André d'Orsonnens recevra le prix Méritic - Honoris Causa, qui est remis annuellement à une personnalité s'étant démarquée de façon exceptionnelle, tout au long de sa carrière, au sein de l'industrie des technologies de l'information. Ce prix remplace l'OCTAS des Grands bâtisseurs, mais le cercle des Grands Bâtisseurs québécois des TI existe toujours, et M. d'Orsonnens en fera désormais partie.

«Cette prestigieuse distinction, je la partage avec tous les druides, en commençant par mes associés Éric Brunelle et Bertrand Pelletier», confie le récipiendaire. Cet honneur, poursuit-il, «est indéniablement lié, bien avant mon action bénévole, aux succès de notre logiciel Antidote qui célébrera ses 20 ans cet automne».

Le bénévolat, la clé du succès

Le bénévolat fait partie de la génétique du Réseau Action-TI et du gala des OCTAS. Sans bénévoles, ni l'organisation provinciale ni le gala n'auraient survécu aux 30 dernières années.

Chaque année, au moins une centaine de personnes donnent de leur temps aux deux jurys du gala des OCTAS, dans ceux des prix Méritic et dans l'organisation de la soirée, que ce soit pour préparer l'événement ou le présenter.

Dans l'ensemble du réseau, on compte pas moins de 300 bénévoles qui, chaque année, mettent des heures à la préparation des activités nationales et régionales.

À Québec, par exemple, pour l'organisation de la Journée de l'informatique du Québec (JIQ), il faut entre 50 et 60 bénévoles, souligne Guy Lanteigne, jusqu'à tout récemment président de l'événement. Il ajoute que les trois quarts des bénévoles ont mis la main à la pâte au cours de l'année pour la tenue de cet événement majeur qui accueille plus de 1500 personnes au Centre des congrès de Québec.

Bénévole au sein du réseau depuis 12 ans, il recevra le prix Méritic de l'engagement bénévole le 2 juin. Bien qu'il soit touché par cette reconnaissance, il dit recevoir un trophée d'équipe et non un honneur individuel parce que pour lui, le succès de la JIQ est une affaire d'équipe.

Jacques Topping, qui a reçu le même honneur l'an dernier, raconte que le bénévolat fait du bien à la personne qui s'engage en plus d'apporter un coup de main, une expertise et une expérience dans l'organisme où elle s'implique.

Combattre la dépression

Lors de son discours à la remise du prix, il soulignait quatre bienfaits. Le bénévolat combat la dépression par le fait de rester actif cérébralement et physiquement tout en créant une distance avec le quotidien. Il élargit les horizons de carrière entre autres par les contacts et les rencontres de gens d'exception. Il aide à vivre plus longtemps parce que «les bénévoles aux vues les plus altruistes bénéficient de taux de mortalité plus bas que les personnes qui ne s'engagent pas dans ce type d'activités».

Et le dernier bienfait, et non le moindre : le bénévolat augmente d'au moins 12 % la probabilité d'être très heureux.

Jacques Topping y était

Aborder le gala des OCTAS sans parler du Réseau ACTION-TI, c'est presque impossible, puisque le gala et l'organisation sont intimement liés.

D'une part, le gala n'aurait pas vu le jour si l'organisation n'avait pas eu pour objectif de mettre en valeur les projets en technologie de l'information. D'autre part, sans le gala, le réseau n'aurait pas eu les moyens de se donner une structure avec une permanence.

Même si le Réseau ACTION-TI compte quelques centaines de bénévoles dans divers aspects de son organisation, la gestion aurait été quasi impossible en ne comptant que sur le bénévolat. C'est ce que soutient l'homme d'affaires Jacques Topping qui a oeuvré pendant 14 ans au sein du conseil de la Fédération informatique du Québec (FIQ) devenue Réseau ACTION-TI sous sa présidence en novembre 2008.

Le changement de nom s'est produit pour deux raisons. Techniquement, la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ) voulait utiliser le sigle FIQ. La Fédération informatique ne voulait pas entreprendre de débat devant un juge pour faire reconnaître ses droits, d'autant plus qu'une longue réflexion se tenait sur le changement d'image de l'organisation. Le changement de nom devenait l'occasion de donner une nouvelle image de marque au monde des technologies de l'information.

Le principal problème avec le nom touchait directement la mission de l'organisation, soulignait en 2008 Pierre Lecavalier, ancien président de la FIQ, qui avait piloté le projet de mise à jour de la mission et du nom au cours des deux années précédentes. «Le nom contient informatique, précisait-il, alors que les technologies de l'information dépassent le cadre de l'informatique et touchent la gestion des différents réseaux. La modification du nom, de la mission et de l'image était un passage obligé.»

Avec l'aide de Lyne Bouchard, nous informe Jacques Topping en se rappelant son premier passage à la présidence de l'organisme, le travail de rebâtir la mission s'est poursuivi d'autant que l'un des réseaux de l'organisation, composé des influenceurs dans le monde des TI, recommandait de revoir la mission et la marque de commerce de la Fédération.

Pour ses 30 ans, la FIQ est devenue le Réseau ACTION-TI en 2008 pour refléter une nouvelle réalité, pour faire face aux nouveaux défis de valorisation de la profession et de mobilisation des membres. D'autant plus que le nombre de membres était en déclin depuis 2002.

La question

des régions

«Il restait une grande question à résoudre», avoue M. Topping en entrevue au Soleil. «Il y avait six organisations régionales avec son conseil d'administration en plus de l'organisation provinciale. Toutes les décisions du réseau devaient recevoir l'approbation des conseils régionaux.»

Après une première tournée en 2007-2008 pour convaincre tout le monde d'adopter la nouvelle appellation et la nouvelle mission, il fallait recommencer le processus pour en arriver à une fusion et à un seul conseil d'administration.

En 2013, quatre des six organisations régionales du réseau acceptent la fusion. Une cinquième le fera un peu plus tard. «Nous avons réussi la fusion à 90 % puisque l'Estrie a fait le choix de demeurer une région indépendante, mais nous regroupions 98 % des membres de la province malgré tout.»

Les régions ne perdaient pas au change, car l'idée principale était de valoriser la profession tout en ayant une voix provinciale pour porter le message. Dans les régions, les activités, la formation et la mobilisation continuaient avec les équipes de bénévoles, mais aussi avec le support du réseau qui se donnait le moyen de ses ambitions.

La mise en commun de 2 millions $ en fonds des organisations régionales a permis l'embauche de personnel tout en donnant au réseau la structure actuelle pour de nombreux services.

Trois ans plus tard, Jacques Topping croit toujours que les professionnels en TI devraient obtenir un titre réservé créant ainsi un ordre regroupant les décideurs et les gestionnaires en TI avec un code d'éthique qui permettrait d'appliquer les meilleures pratiques de gestion des mandats et des contrats en TI et préciserait les balises d'une meilleure relation entre fournisseurs et donneurs d'ordre.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer