La Ville propose d'inverser des voies sur le pont Laporte

L'administration Labeaume suggère d'ajuster le nombre de voies... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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L'administration Labeaume suggère d'ajuster le nombre de voies de circulation sur le pont Pierre-Laporte dans le sens du trafic matin et soir.

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(Québec) La Ville de Québec calcule que la construction d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis dans la partie est du territoire avantagerait une minorité de navetteurs de la rive sud et augmenterait la congestion sur la rive nord. L'administration Labeaume suggère plutôt d'ajuster le nombre de voies de circulation sur le pont Pierre-Laporte dans le sens du trafic matin et soir.

Le Service du transport et de la mobilité intelligente de la Ville de Québec a dévoilé vendredi après-midi les résultats de plusieurs mois de calculs et de projections sur la circulation entre les deux rives avec ou sans troisième lien.

Les fonctionnaires sont partis des données existantes sur les débits de circulation et les temps de parcours, puis ils ont estimé les changements qu'un troisième lien induirait dans les déplacements, les nouveaux temps de parcours et la longueur des files d'attente. 

Ils ont ainsi calculé que 7145 véhicules sur les 23 817 faisant actuellement la traversée du sud vers le nord à l'heure de pointe du matin, soit presque 30 %, seraient susceptibles d'emprunter le troisième lien en raison de sa proximité géographique. Du nombre, environ 3000 seraient avantagés dans leurs déplacements, soit 13 % des navetteurs. Le transport lourd n'a pas été considéré. 

La majorité de ceux habitant dans l'arrondissement Desjardins, dans l'est de Lévis, verraient leur temps de parcours diminuer de 1 à 24 minutes, selon qu'ils se rendent travailler dans l'ouest ou dans l'est de Québec. Dans Chaudière-Est, l'effet est toutefois minime. Dans Chaudière-Ouest, il est inexistant. 

Sur la rive nord, les files d'attente constatées sur les autoroutes Félix-Leclerc et Dufferin-Montmorency, où se grefferait un éventuel tunnel, seraient allongées. Le directeur du Service du transport, Marc Des Rivières, a souligné par exemple qu'il faudrait 10 minutes de plus pour franchir la distance entre le boulevard des Chutes et l'autoroute Henri-IV. Il serait même «possible» que les automobilistes soient ralentis dès la sortie du tunnel ou même sous terre en cas d'incident. 

Lourd tribut à payer

Pour le maire Régis Labeaume, qui dit se soucier uniquement du sort des «payeurs de taxes de Québec», c'est un trop lourd tribut à payer. Il se demande aussi s'il vaut la peine d'investir «des milliards de dollars» pour améliorer la vie de quelques milliers de personnes. 

De là à dire qu'il est contre le troisième lien, ou même contre un troisième lien à l'est, il y a un pas que M. Labeaume refuse de franchir. 

Pour arriver à des résultats plus probants, plus rapidement, la Ville de Québec suggère cependant au bureau de projet sur le troisième lien récemment créé par le ministère des Transports «d'évaluer la faisabilité de mettre en place un système de gestion de voies directionnelles variables selon les périodes de pointe sur le pont Pierre-Laporte et ses approches». 

À la pointe du matin, il y aurait quatre voies accessibles en direction nord. En fin de journée, quatre voies en direction sud. Cela grâce à un terre-plein mobile, en béton de type «New Jersey», déplacé au gré du trafic par un camion appelé «zipper». 

M. Des Rivières a donné l'exemple des ponts Golden Gate à San Francisco et Louis-Bisson à Laval qui sont organisés de cette façon. 

Le maire Labeaume demande au ministère des Transports de pousser plus loin les travaux initiés par ses fonctionnaires. «Nous, on propose une solution, mais c'est pas notre job de faire ça», dit-il. 

Les autres candidats à la mairie n'ont pas manqué de critiquer cette sortie qui survient à une semaine du lancement officiel de la campagne électorale. 

Réponse sur mesure?

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, croit que le maire lui a concocté une réponse sur mesure à son parti qui fait du troisième lien une priorité. Qu'importe les chiffres présentés, M. Gosselin continue de plaider qu'un troisième lien serait bon pour le développement économique de la région. Il ne s'inquiète pas que des citoyens de Québec puissent passer plus de temps sur la route dans l'est. Car selon lui, le déblocage des ponts va tout de même apaiser la circulation.

Anne Guérette, de Démocratie Québec, croit quant à elle qu'il faut attendre les conclusions du ministère des Transports avant de se positionner sur le troisième lien. Elle veut créer un bureau de la mobilité urbaine pour trouver des solutions «à court terme» à la congestion.




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