Les taxis prêts à remplacer les bus

Abdallah Homsy, président du Regroupement des intermédiaires du... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Abdallah Homsy, président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, croit possible de prendre la relève du Réseau de transport de la Capitale où et quand il n'y a pas assez de clientèle pour justifier le passage d'un autobus.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les taxis de Québec proposent à la Ville de Québec de s'occuper du transport collectif dans les secteurs éloignés du territoire et durant les heures creuses.

Le porte-parole du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) croit possible de prendre la relève du Réseau de transport de la Capitale (RTC) où et quand il n'y a pas assez de clientèle pour justifier le passage d'un autobus. 

Abdallah Homsy a mis de l'avant les succès du partenariat conclu avec le Service de transport adapté de la Capitale (STAC) au moment de faire son offre au comité consultatif sur la mobilité durable, qui entend des mémoires pendant deux jours à l'hôtel de ville de Québec. 

Depuis 2014, toutes les demandes de transport adapté par taxi entrent à une même centrale téléphonique, ce qui permet une meilleure répartition des appels entre les voitures de taxi. Il y a donc moins de voyages à vide, les chauffeurs sont plus occupés et les prix moins élevés. 

M. Homsy voudrait faire la même chose avec les taxibus ou taxis collectifs, qui sont présents notamment dans les secteurs de Saint-Émile, Boischatel, Saint-Augustin-de-Desmaures et qui sont susceptibles de se multiplier pour desservir les premiers et derniers kilomètres des trajets commençant et finissant dans les quartiers loin du centre-ville. 

Réservés à l'avance, les taxibus permettent en effet de faire le pont avec l'arrêt d'autobus le plus proche. Ils sont généralement payés conjointement par la municipalité et l'usager. 

Centraliser les demandes

Pour le moment, les différents services de taxibus sont gérés de façon indépendante dans la région de Québec. Le RITQ voudrait centraliser les demandes pour mieux les distribuer entre les voitures de taxi. «Si un chauffeur fait un voyage à Saint-Émile et qu'au lieu de revenir allège, je lui dis d'attendre 10 minutes et de faire un taxibus, c'est beaucoup plus intéressant pour lui», a donné comme exemple M. Homsy. 

Selon lui, un projet pilote de «taxibus 2.0» pourrait être mis en place avant la fin de l'année 2017. 

Ultimement, le RITQ verrait d'un bon oeil l'harmonisation des applications mobiles du RTC - pour offrir la possibilité de commander un taxi à la fin d'un trajet - et de Taxi Coop - pour donner l'emplacement des arrêts d'autobus les plus proches. 

Catherine Morency, experte en mobilité, professeure à Polytechnique Montréal et membre du comité de la Ville de Québec, est allée jusqu'à souhaiter une tarification intégrée. 

Pour arriver à leurs fins, les taxis sollicitent la Ville de Québec afin qu'elle appuie leurs demandes d'allègement réglementaire déposées au gouvernement Couillard. 

Pour le moment, la loi québécoise autorise les chauffeurs à prendre des clients seulement sur le territoire auquel est attaché leur permis. Or les limites datent d'avant les fusions municipales. Les taxis réclament une révision afin de circuler plus librement sur le territoire. 

Taxi partage

Le RITQ veut également obtenir l'autorisation de faire du taxi partage. Cette formule permet de partager une course avec d'autres usagers, tous volontaires, chacun payant au chauffeur la part qui lui revient en fonction de la distance parcourue. Les taxis de Québec voudraient notamment l'offrir dans le secteur de l'aéroport international Jean-Lesage. 

Au lendemain du dépôt par le RTC d'un plan de parcours pour desservir l'aéroport avec des autobus réguliers, Abdallah Homsy s'est d'ailleurs montré sceptique. Selon lui, la rentabilité sera difficile à atteindre en-dehors des heures de pointe. Il croit que des navettes opérées par des taxis, pouvant accueillir jusqu'à sept passagers à la fois, seraient probablement suffisantes. Ses membres ne s'opposeront toutefois pas au projet du RTC à condition de pouvoir «faire une offre concurrentielle».




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