Plus de Métrobus, moins de temps dans le bus

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De façon générale, le RTC souhaite réduire le temps de parcours de l'ensemble des usagers.

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(Québec) Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a dévoilé mercredi sa proposition de «réseau de l'avenir» organisé autour de grands pôles d'échanges et prévoyant la prolongation et l'ajout de parcours Métrobus. Les usagers doivent s'attendre à un peu plus de marche et de correspondances. En contrepartie, ils auront accès à des bus plus fréquents et plus rapides.

Le RTC travaille depuis plus d'un an sur ce plan stratégique qui sera adopté officiellement en 2018 et couvre une période de 20 ans au cours de laquelle l'achalandage devrait augmenter de 34 %. 

La première étape sera de construire quatre pôles d'échanges (de gros terminus) dans les secteurs les plus fréquentés, soit Laurier, Université Laval, Saint-Roch et D'Estimauville. D'autres suivront un peu partout sur le territoire ainsi que des stationnements incitatifs.

Puis la priorité sera de redessiner les parcours Métrobus pour obtenir des lignes plus droites - et donc plus rapides - et les relier justement aux pôles d'échanges. 

Deux nouveaux Métrobus est-ouest sont dans les cartons. Le 805 doit relier le secteur du Centre Vidéotron au pôle Laurier en passant par le chemin Sainte-Foy. Le 806 reprend l'essentiel du tracé du défunt service rapide par bus (SRB) et circulerait entre le terminus de Marly et celui de Charlesbourg en empruntant le boulevard Charest. 

Ces développements sont liés à l'aménagement de voies réservées pour le transport en commun, notamment sur l'autoroute Laurentienne, le boulevard Hochelaga et certains tronçons du chemin Sainte-Foy. 

Rémy Normand, président du RTC, estime possible de poser ces premiers gestes «dans un mandat de quatre ans», mais n'a pas voulu dévoiler d'échéancier précis à cette étape-ci. Idem pour les investissements, qui ne sont pas encore chiffrés. Il est toutefois acquis que la Ville de Québec, le ministère des Transports du Québec et possiblement le gouvernement fédéral seront sollicités. 

Cette proposition laisse toute la place à l'adoption d'un mode lourd de transport - SRB ou tramway par exemple - sur un des parcours Métrobus. Tant le président du RTC que son directeur général sont convaincus que le besoin est là, prouvé. Dans certains secteurs de la ville, les autobus sont déjà tellement nombreux qu'ils se nuisent et ralentissent le trafic, a expliqué Alain Mercier. 

Le maire Régis Labeaume estime prudent de repenser le réseau actuel même si son administration n'a pas statué sur un mode lourd. «Il faut que le RTC bouge. Il n'attendra pas qu'il y ait un système qui soit en place parce qu'avant qu'on ait fait un choix, qu'on ait bâti, on en a pour quelques années. Entretemps, il faut que ça fonctionne», a-t-il commenté mercredi. 

C'est pour cela que les parcours eXpress seront aussi révisés. Les arrêts seront moins nombreux et partagés avec les autres bus. Pour gagner en rapidité, les bus eXpress de l'est fileront prioritairement vers la colline parlementaire et ceux de l'ouest vers Sainte-Foy. Il y aura davantage de correspondances avec les Métrobus, mais aussi plus de places assises pour plus de confort. 

De façon générale, le RTC souhaite réduire le temps de parcours de l'ensemble des usagers de 5 à 10 %. Pour certains, cela voudra dire de marcher plus pour se rendre à l'arrêt - mais pas plus de cinq minutes. Pour d'autres, il faudra prévoir une correspondance, mais dans des lieux confortables, à l'abri des éléments et avec des services de proximité. Ce qui permettra d'augmenter les fréquences et de diminuer le temps passé dans le bus. 

Rémy Normand n'a pas voulu élaborer sur les coupes de parcours nécessaires pour atteindre ces objectifs, préférant parler de «changements d'habitudes» pour la clientèle. 

Pas un mot n'a été prononcé sur l'interconnexion avec la ville de Lévis, qui a quitté le projet de SRB au printemps. 

Des consultations publiques sont prévues au cours des prochaines semaines dans chacun des arrondissements. Elles commencent dans La Cité-Limoilou le 29 août. Les détails se trouvent sur le site internet du RTC. 

Un nouveau parcours pour l'aéroport

Critiqué pour son accessibilité limitée des décennies, l'aéroport international Jean-Lesage pourrait être desservi pour de bon par le Réseau de transport de la Capitale. Le transporteur public propose d'y assigner des autobus réguliers au lieu de développer un service de type navette. Un parcours spécifique, le numéro 6, permettrait ainsi de relier l'aéroport de Québec aux secteurs touristiques et aux principaux établissements hôteliers de la capitale. Cela en passant par l'autoroute Duplessis, le boulevard Laurier et la Grande Allée pour joindre le Vieux-Québec. La fréquence varierait entre 10 et 15 minutes aux heures de pointe pour atteindre 30 minutes le reste de la journée. «Si c'est arrimé à un réseau existant, ça va être plus facile de mettre ça en place», croit le président du RTC, Rémy Normand. Les modalités restent à négocier avec l'aéroport, mais le service pourrait voir le jour dans les prochaines années. «C'est une bonne nouvelle pour les passagers de Québec et d'ailleurs, mais aussi pour les 2 600 employés qui travaillent sur le site aéroportuaire», a réagi Mathieu Claise, directeur des communications d'Aéroport de Québec inc. 

Les détails manquent, critique l'opposition

L'opposition à l'hôtel de ville de Québec accueille prudemment la proposition de refonte du réseau du RTC. La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, considère que la Ville devrait être rendue beaucoup plus loin dans sa planification, dix ans après avoir commencé à parler de mobilité durable. «On est à la case départ. On a simplement une architecture de base. (...) Pour le reste, on n'a pas de plan d'action, on n'a pas d'échéancier, on n'a pas de prévisions financières», s'est désolé la conseillère municipale. «Le diable est dans les détails et les détails, on ne les a pas aujourd'hui», a pour sa part déploré son collègue Paul Shoiry, désormais indépendant. Ce dernier est convaincu que les citoyens veulent savoir précisément comment leur routine de transport sera affectée par les changements. Or, ils devront pour cela participer aux consultation publiques, lesquelles seront lancées la semaine prochaine. «C'est la rentrée scolaire. Que l'on soit étudiant, que l'on soit parent, il y a autre chose à faire», a souligné M. Shoiry. 




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