Enthousiasme autour du transport intermodal

L'intérêt du CN dans la relance du transport... (Photothèque Le Soleil)

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L'intérêt du CN dans la relance du transport intermodal dans l'est du Québec ne laisse pas les intervenants dans le dossier indifférents.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le Groupe Transport sur Rail au Québec (TRAQ) et le consultant ferroviaire Jacques Vandersleyen se réjouissent de voir l'intérêt du CN dans la relance du transport intermodal dans l'est du Québec.

«Si le CN a assisté à une rencontre sur la relance de l'intermodal avec Chemin de fer Sartigan, c'est que c'est sérieux», analyse Louis-François Garceau, président du groupe TRAQ qui regroupe des employés et des retraités de l'industrie ferroviaire.

«Plusieurs entreprises de l'Est-du-Québec n'attendent que ça. Les clients vont venir de partout, car le train va être là. Actuellement, ils doivent envoyer par camion vers la gare de triage Taschereau, à Montréal, pour avoir accès au train», poursuit-il, ajoutant qu'il ne s'inquiète pas trop que le CN ait abandonné le transport intermodal au Saguenay il y a quelques années.

«La situation est différente actuellement, car la gare Taschereau est surchargée. Au Saguenay, ça a fonctionné six ans, mais c'est tombé quand le marché du bois d'oeuvre, les mines et les alumineries se sont mis à fonctionner au ralenti en même temps», poursuit-il.

Jacques Vandersleyen, ex-régulateur de la Société nationale des chemins de fer belges, croit même qu'il serait possible d'aller plus loin.

«On pourrait miser davantage sur le multimodal en effectuant un maillage avec le Port de Québec. Ça permettrait en plus de redynamiser le Port. J'en avais déjà parlé avec l'ancien propriétaire de la voie du Québec Central, Jean-Marc Giguère, mais l'opportunité demeure toujours actuelle. Il faudrait la raviver», affirme-t-il au Soleil.

«Les efforts qui sont faits présentement pour relancer l'intermodal dans l'est sont tout à fait louables», indique M. Vandersleyen, qui déplore cependant la baisse des investissements du gouvernement du Québec en région.

«Quand le ministère des Transports a repris la voie du Québec Central, il a commencé à la démonter pour faire une piste cyclable [entre Vallée-Jonction et Lac-Frontière]. Dans 30 ans, quand on aura besoin d'une voie ferrée, on dira, c'est dommage, mais on n'en a plus! Il aurait fallu faire cette piste cyclable à côté de la voie ferrée», déplore-t-il.

Jacques Vandersleyen croit même qu'il serait souhaitable de rebâtir la voie ferrée qui s'est affaissée en même temps qu'une partie de la route 112 entre Thetford Mines et Saint-Joseph-de-Coleraine.

«Ce serait intéressant de la refaire, histoire de pouvoir de nouveau connecter Sherbrooke et Québec et que l'Estrie ne soit plus obligée nécessairement de passer par Montréal», conclut-il, conscient toutefois des coûts élevés associés à une telle opération.




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