La moitié de la voie principale du Québec Central pourrait revivre

Le ministère des Transports travaille déjà à réparer... (Collaboration spéciale, Jean-François Dumont)

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Le ministère des Transports travaille déjà à réparer le tronçon réunissant Scott et Vallée-Jonction.

Collaboration spéciale, Jean-François Dumont

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) C'est près de la moitié des 284 km de voie ferrée du Québec Central, qui reliait autrefois Québec à Sherbrooke, qui pourrait revivre à moyen terme. Le ministère des Transports, qui travaille déjà à réparer le tronçon réunissant Scott et Vallée-Jonction, pourrait faire de même avec celui entre Vallée-Jonction et Thetford Mines d'ici quatre ans.

«Une première étude réalisée l'an dernier a été concluante, démontrant qu'il y avait des tonnages suffisants pour réparer la section entre Scott et Vallée-Jonction. Les travaux sont en cours et devraient être terminés en novembre si la grève des ingénieurs de l'État ne vient pas trop les perturber», explique Martin Laflamme, copropriétaire de Chemin de fer Sartigan, qui exploite le tronçon de voie ferrée entre Scott et Charny. Des démarches sont également en cours afin d'établir un centre de transbordement dans une municipalité de la Nouvelle-Beauce d'ici 12 mois.

De plus, l'organisme sans but lucratif Développement PME (DPME) Chaudière-Appalaches réalise actuellement une étude dans la région de Thetford Mines afin de vérifier si l'intérêt des entreprises pourrait aussi justifier la remise à neuf de la voie ferrée entre Vallée-Jonction et Thetford Mines. 

«Nous avons rencontré 21 entreprises sur les 30 que nous souhaitons visiter et, déjà, il y aurait un potentiel d'utilisation du chemin de fer pour les trois quarts d'entre elles. Nous présenterons les résultats de l'étude au ministère des Transports afin de valider si les volumes d'affaires anticipés démontrent que ça vaut la peine qu'il investisse dans la réfection. Si ce projet se réalise, la voie vers Thetford Mines pourrait être prête pour 2020 ou 2021 et un centre de transbordement pourrait aussi y être construit», indique Christian Tremblay, conseiller en efficacité opérationnelle chez DPME Chaudière-Appalaches.

Construite en 1870, la voie ferrée du Québec Central faisait 284 km entre Charny et Sherbrooke et 125 km entre Vallée-Jonction et Lac-Frontière, un tronçon qui a cependant été démantelé pour construire une piste cyclable il y a quelques années.

Après l'avoir acquis du Canadien Pacifique en 1999 pour 10 millions $, le défunt homme d'affaires Jean-Marc Giguère avait mis le chemin de fer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers en 2006 après qu'il ait accumulé un passif de 21,4 millions $. 

Le ministère des Transports s'en est par la suite porté acquéreur et voit depuis à l'entretien de la voie ferrée, qui est demeurée inutilisée pendant huit ans à partir de 2005. En décembre 2013, Chemin de fer Sartigan y a repris le transport ferroviaire entre Charny et Scott en payant des redevances au gouvernement du Québec.

«Le prix du transport routier, qui est à la hausse, jumelé à la pénurie de camionneurs aux États-Unis explique une partie de ce regain d'intérêt pour le transport ferroviaire. Les normes LEED, qui exigent un transport plus écologique, sont un autre facteur», explique Martin Laflamme.

Christian Tremblay mentionne pour sa part le programme visant la réduction et l'évitement des gaz à effet de serre du ministère des Transports, qui agirait comme incitatif. «Ce programme peut fournir une subvention de 100 $ par équivalent camion, ce qui représente environ 400 $ pour un wagon de marchandise», signale-t-il.

La remise en service de la voie jusqu'à Thetford Mines permettrait d'exploiter près de la moitié de l'ancien tronçon principal de la voie ferrée. Il serait cependant fort surprenant de voir un jour revivre l'autre moitié, soit la liaison entre Thetford Mines et Sherbrooke.

«Une partie de la voie ferrée à la sortie de Thetford Mines s'est effondrée dans le puits de l'ancienne mine Lac d'amiante du Canada en même temps qu'une portion de la route 112 en 2011 et il en coûterait probablement trop cher pour la reconstruire», conclut Christian Tremblay.




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