SRB: nouvelles tensions entre Labeaume et Lehouillier

Pour le moment, Gilles Lehouillier veut organiser sans... (Photothèque Le Soleil)

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Pour le moment, Gilles Lehouillier veut organiser sans contraintes le transport collectif sur le territoire. Au moment de faire le pont avec Québec, il compte sur le ministère des Transports pour jouer à l'arbire avec son homologue de Québec.

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(Québec) Dialogue de sourds entre les maires de Québec et de Lévis. Alors que Régis Labeaume ferme la porte à tout nouveau scénario de collaboration avec la rive sud en matière de transport en commun, Gilles Lehouillier se dit toujours ouvert à accueillir sur son territoire un éventuel service rapide par bus (SRB) qui viendrait chercher des passagers pour les mener sur la rive nord.

Régis Labeaume a verbalisé jeudi toute son exaspération, après la publication dans Le Soleil des scénarios proposés à Lévis pour réchapper le projet de SRB. «On a fait le tour du jardin complètement. Je ne sais pas pourquoi on parle d'interconnexion aujourd'hui alors qu'on a proposé de l'interconnexion, on a eu une entente sur l'interconnexion pis on s'est fait sacrer là deux ou trois semaines après», a commenté le maire de Québec, visiblement frustré.

«On appelait ça faire un Longueuil, comme Montréal a connecté Longueuil [avec le métro]. On se disait, au moins on va lui donner un service», a-t-il poursuivi en parlant des propositions mises sur la table et rejetées par Lévis.  

M. Labeaume a aussi reproché à Gilles Lehouillier de n'avoir pas considéré assez rapidement les coûts d'exploitation du SRB : «On lui disait toujours : arrête de rallonger ton parcours, il va falloir que tu paies un jour.»

Colère et déception du côté de Québec

Résultat, l'élu de Québec ne pense plus qu'à sa ville et veut maintenant récupérer les kilomètres de SRB initialement attribués à Lévis. «Je suis extrêmement déçu, je suis en colère. Mais quand ils sont débarqués, s'il avait fallu qu'on recommence à se prendre par les cheveux et retrouver nos vieux démons de Québec, dans le temps que ça se chicanait, j'ai pas le goût de ça», a-t-il lancé pour expliquer sa sortie tardive contre son ancien allié.

De l'autre côté du fleuve, Gilles Lehouillier a complètement ignoré les récriminations, répétant que le projet de SRB était trop onéreux pour sa ville et qu'il ne voulait pas «s'embarquer dans quelque chose à moitié faite». 

«Trop d'inconnus»

Les élus lévisiens ont conclu qu'il y avait «trop d'inconnus» dans le scénario d'un raccordement à la tête des ponts, notamment en ce qui a trait au tracé, aux transferts et même à la tarification imposés aux passagers.

Ils pourraient toutefois changer d'idée. «Dans les solutions d'interconnexion, les possibilités qui avaient été envisagées, un des scénarios, c'était de dire : traversons au moins le SRB à Lévis. Ça peut toujours faire du sens dans l'avenir quant à nous. On n'a pas de problème avec ça», a déclaré jeudi le maire Lehouillier. 

Pour le moment, il veut toutefois organiser sans contraintes le transport collectif sur son territoire. Quand viendra le temps de faire le pont avec Québec, il se fie sur le ministère des Transports pour jouer à l'arbitre si Régis Labeaume se fait tirer l'oreille. 

«Je veux pas partir de débat inutile. C'est pas mon style de partir en guerre et d'ouvrir une guerre ouverte. On n'est pas là», a insisté le politicien. 

À savoir si les liens sont rompus entre les deux villes qui bordent le Saint-Laurent, M. Lehouillier n'ose pas se prononcer. «On verra. L'avenir nous le dira. Mais nous on est toujours prêts» à collaborer, philosophe-t-il.

***

Un consensus en faveur des banlieues

Après deux séances de la consultation sur la mobilité durable, le maire de Québec sent déjà poindre un début de consensus. «Une des conclusions qu'on peut dégager de tout ça, c'est qu'il ne peut y avoir de système de transport structurant d'envergure sans que nos concitoyens du nord de la ville et de l'est de la ville en aient pour leur argent, qu'ils soient desservis d'une façon ou d'une autre. Ça me semble assez clair», a-t-il commenté jeudi. «Les gens de l'est et du nord nous disent qu'ils ne se sentent pas inclus et on doit les inclure absolument», a-t-il insisté. Deux rencontres doivent encore être tenues samedi à 9h au centre communautaire Michel-Labadie sur l'avenue Chauveau et à 14h à l'édifice Andrée-P.-Boucher à Sainte-Foy.




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