La marine royale en déclin

Le comité sénatorial de la sécurité nationale et... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense recommande au gouvernement de garder le pétrolier ravitailleur de classe Resolve qui est en cours de conversion au chantier Davie.

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(Québec) La capacité de la Marine royale de défendre adéquatement les voies d'approche aériennes et maritimes du territoire canadien et de permettre au pays de respecter ses engagements envers le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) et l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) souffre d'un sous-financement chronique, révèle le rapport du comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense.

«Il est évident que les dépenses actuelles, qui sont de 0,88 % du PIB, sont insuffisantes pour répondre aux nombreux besoins de défense du Canada. Le gouvernement fait le choix d'enregistrer d'importants déficits pour soutenir la croissance dans d'autres domaines, mais il n'a encore rien fait pour répondre aux besoins de défense de notre pays», mentionne le rapport qui a été déposé plus tôt cette semaine.

Présidé par le sénateur conservateur David Lang, le document fait état de lacunes «inacceptables» pour un pays du G8 «qui aspire à jouer un rôle accru dans le monde et à remplir ses engagements en matière de défense de l'Amérique du Nord.»

«Presque tous les témoins qui ont parlé de la disponibilité opérationnelle des forces navales devant le comité ont dit que la Marine royale canadienne est une force en déclin, surtout à cause du manque de financement et de la lenteur du renouvellement de sa flotte vieillissante. Les vieux navires sont mis au rancart avant que les nouveaux ne soient mis en service.»

Le comité cite notamment le cas du projet de construction de six navires de patrouille extracôtier et de l'Arctique. Un contrat de 3,5 milliards $ octroyé à Irving Shipbuilding. «Ces patrouilleurs seront incapables de briser les glaces de plus d'un mètre d'épaisseur, ils ne pourront naviguer dans l'Arctique qu'entre juin et octobre, et encore seulement s'ils sont escortés d'un brise-glace et leur vitesse de 17 noeuds est inférieure à celle d'un traversier. Ces limites sont préoccupantes et permettent de se demander si ces navires représentent une utilisation optimale de l'argent des contribuables.»

Le comité sénatorial réclame que ce projet fasse l'objet d'un examen indépendant pour vérifier si les navires seront vraiment en mesure de défendre la souveraineté du Canada.

Le manque de bateaux permettant le ravitaillement en mer n'a pas échappé à l'attention des sénateurs.

«Sans ces bâtiments, les capitaines doivent prévoir des escales coûteuses en temps, en énergie et en efficacité.»

Dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, le chantier Seaspan, de Vancouver, doit livrer, au cours des prochaines années, deux navires de soutien interarmées.

En attendant, le comité suggère au gouvernement de jeter un oeil du côté de Chantier Davie qui propose «une réponse partielle et provisoire au problème» en transformant un vraquier en un pétrolier ravitailleur pour la Marine royale. «Le gouvernement devrait garder le pétrolier ravitailleur de la classe Resolve qui est en cours de conversion à la Davie et se procurer un autre navire de ce type d'ici 2018. Ainsi, le Canada aura quatre navires de ravitaillement, soit deux d'ici 2018 et deux autres quand Seaspan livrera les navires de soutien interarmés.»

Pour renforcer la Marine royale, le comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense recommande, entre autres, l'acquisition de 12 nouveaux sous-marins, la construction de 18 navires de combat de surface et l'accélération du remplacement des navires de défense côtière par des dragueurs de mines et des destroyers.

C'est 2 % du PIB qui devrait être investi la défense, selon le comité.

«Le Canada a besoin d'investissements majeurs et urgents d'autant plus qu'on observe, à l'échelle mondiale, un renforcement des forces navales en réponse à l'accroissement du commerce maritime et à la montée de la Chine qui cherche à étendre sa domination dans la mer de Chine et risque ainsi de déclencher des conflits. Le Canada doit, lui aussi, demeurer au fait du renforcement de ses capacités militaires dans le Pacifique et dans la région de l'Arctique.»




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