Téo Taxi à Québec: trop long au goût de Taillefer

Alexandre Taillefer a réitéré mardi son intention d'implanter... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Alexandre Taillefer a réitéré mardi son intention d'implanter Téo Taxi à Québec, mais il est pour l'instant tributaire du MTQ.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) C'est la «lenteur du gouvernement du Québec» qui a empêché l'homme d'affaires Alexandre Taillefer d'amener son entreprise Téo Taxi à Québec avant la fin de l'année 2016, comme il l'avait pourtant promis au maire Régis Labeaume.

«Je veux établir Téo Taxi à Québec et j'ai déjà ici une cinquantaine de propriétaires qui sont prêts à me louer leurs permis comme à Montréal. Cependant, je suis limité à 110 permis au Québec à moins que le gouvernement ne rouvre le projet pilote qui se poursuit jusqu'en novembre», a déclaré M. Taillefer au Soleil mardi, en marge du forum de développement professionnel «Vision 2017-Québec» du cabinet d'avocats Norton Rose Fulbright.

«Honnêtement, quand j'ai dit au maire Labeaume que je serais à Québec avant Noël en 2016, je ne m'attendais pas à ce que le gouvernement agisse aussi lentement. S'il y avait des développements au cours des prochaines semaines, je pourrais lancer Téo Taxi à Québec avant Noël 2017», a assuré l'homme d'affaires.

Prêt en six mois

Celui-ci maintient qu'il lui faudra seulement six mois pour qu'une flotte de taxis électriques soit mise en place à Québec, histoire d'acheter les voitures, de louer les permis, d'embaucher les chauffeurs et de mettre tout le système en place.

L'ex-ministre des Finances Raymond Bachand, maintenant conseiller stratégique chez Norton Rose Fulbright et client avoué de Téo Taxi, avait d'ailleurs lancé sa causerie avec Alexandre Taillefer en lui demandant lui aussi quand ses taxis verts arriveraient à Québec. «Est-ce le ''Mystère Québec'' qui empêche Téo Taxi de s'établir ici?», avait-il blagué.

À Montréal, la compagnie de taxis électriques de M. Taillefer loue le maximum de permis que lui permet le projet pilote et fonctionne à plein régime. Bref, pas question de retirer certains de ces 110 véhicules de la métropole pour les amener dans la capitale. 

«Nous manquons de permis à Montréal aussi. Parfois, le temps d'attente est de 20 à 25 minutes à cause de cela. Le jeudi soir, c'est épouvantable et nos clients ne savent pas tous que cette situation est due au fait que nous sommes limités dans le nombre de permis», a expliqué M. Taillefer.

En plus d'une hausse du nombre de permis qu'il peut louer, l'homme d'affaires réclame aussi depuis plusieurs mois que le gouvernement permette aux chauffeurs de taxi de pratiquer leur métier avec en poche seulement leur permis de conduire de classe 4C (taxi et limousine), ce qu'il permet aux chauffeurs de la multinationale Uber.

Présentement, tous les chauffeurs de taxi, incluant ceux de Téo Taxi, doivent détenir en plus du permis 4C un permis de chauffeur de taxi, appelé «pocket number» dans le jargon du métier, qui coûte 1500 $ et nécessite une formation additionnelle.

«Il faut que le gouvernement permette à toute l'industrie ce qu'il permet à Uber, car c'est un élément d'injustice. Pour nous, c'est beaucoup plus difficile de recruter à cause de la nécessité d'avoir un ''pocket number'', car le bassin d'employés potentiels n'est pas énorme», a expliqué M. Taillefer.

Un second projet pilote?

De son côté, le ministre des Transports Laurent Lessard hésite à rouvrir le projet pilote qui a permis l'implantation de Téo Taxi à Montréal, mais pourrait en créer un second pour que ses taxis électriques roulent aussi dans les rues de Québec.

«Ce que Téo demande, c'est d'augmenter le nombre de véhicules. On s'est dit favorable, mais il fallait le regarder, le documenter par territoire», a commenté M. Lessard en mêlée de presse.

Le ministre s'est montré disposé à pérenniser l'offre de Téo Taxi, conscient que M. Taillefer est prêt à réaliser de nombreux investissements et que les véhicules électriques coûtent cher. «On est plus dans cette phase de rendre permanent son projet et de voir comment l'augmentation du nombre de véhicules électriques pourrait être possible sur le territoire», poursuit-il.

Pour éviter de toucher à un projet pilote toujours en cours - rappelons qu'Uber a aussi le sien -, l'option d'en créer un second pour la ville de Québec est étudiée. 

M. Lessard assure que la décision finale n'est pas prise. «Non, on n'est pas en train de freiner, on est en train de trouver les solutions pour qu'ils puissent s'implanter progressivement», a-t-il insisté.

Au cabinet de Régis Labeaume, on a indiqué mardi attendre d'avoir plus de détails avant de commenter. Avec Valérie Gaudreau




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