Le MTQ freine Téo Taxi

En pleine crise du taxi-contre-Uber, le gouvernement Couillard... (Photothèque Le Soleil)

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En pleine crise du taxi-contre-Uber, le gouvernement Couillard a adopté un projet de loi qui donne le pouvoir au ministre des Transports de lancer des projets pilotes pour «moderniser» l'industrie. C'est ainsi que Téo Taxi a obtenu le droit de louer des permis de taxi plutôt que de les acheter.

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(Québec) L'arrivée de Téo Taxi dans la capitale est freinée par le ministère des Transports (MTQ), a appris Le Soleil. Le projet d'expansion du médiatisé homme d'affaires Alexandre Taillefer est donc reporté.

D'abord annoncée pour l'automne, puis pour juin 2017, la venue de l'entreprise - qui se vante de «révolutionner l'industrie locale du transport», dixit son site Web - est remise à plus tard, nous confirme-t-on chez XPND Capital. L'entreprise est la société mère de Taxelco, cette filiale qui a mis la main sur 40 % du marché du taxi à Montréal avec Téo Taxi, Taxi Diamond et Taxi Hochelaga pour un total de 1720 voitures.

Quand nous avons demandé à la compagnie de faire le point sur ses visées dans la capitale, l'enthousiasme semblait quelque peu décélérer : «Nous sommes toujours soumis aux contraintes sur projet pilote et il nous est impossible d'agrandir notre parc de taxis à plus de 110 voitures. Nous sommes tributaires du MTQ à cet égard», nous a écrit le bureau de M. Taillefer.

Un projet pilote? C'est qu'en pleine crise du taxi-contre-Uber, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a adopté un projet de loi qui donne le pouvoir au ministre des Transports de lancer des projets pilotes pour «moderniser» l'industrie. C'est ainsi que Téo Taxi a obtenu le droit de louer des permis de taxi plutôt que de les acheter. Cela n'était pas légal avant. En échange, Téo a mis sur la route des voitures électriques. Dans ce projet pilote, la limite est fixée à 110 permis loués. 

Projet pilote

Pour rouler dans la capitale, Alexandre Taillefer a donc demandé au ministre des Transports de modifier le projet pilote pour augmenter le nombre de permis qu'il peut louer. La demande a été refusée.

«Il y a effectivement une demande de la part de Taxelco d'amener le projet pilote à Québec. [...] On a rencontré M. Taillefer à quelques reprises. On discute avec lui», indique Mathieu Gaudreault, l'attaché de presse du ministre Laurent Lessard. «Il nous demande une dérogation. Nous, on a toujours eu comme philosophie de ne pas faire de dérogation.»

Il n'y a pas «blocage», assure M. Gaudreault. Il souligne cependant que des consultations sont en cours avec l'industrie du taxi et que le projet pilote de deux ans qui se terminera en novembre 2017 sera «pérennisé» s'il est jugé concluant. Dès lors, Taxelco pourra investir le marché de la capitale avec sa marque Téo. 

Alexandre Taillefer est prêt. «Dès que notre projet sera pérennisé, nous aurons besoin de six mois environ pour s'implanter à Québec avec une première flotte Téo», nous écrit-on à son bureau chez XPND Capital.

Téo fonctionne sur un modèle d'affaires qui diffère de celui du taxi traditionnel. Les voitures électriques sont commandées via une application mobile. Et les chauffeurs sont des salariés gagnant 15 $ l'heure qui bénéficient d'avantages sociaux de base, dont des vacances de deux semaines.




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