Brise-glaces: la solution de Davie

L'un des navires ciblés par le projet Resolute... (fournie par Chantier Davie)

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L'un des navires ciblés par le projet Resolute qui pourrait servir pour la Garde côtière canadienne.

fournie par Chantier Davie

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Chantier Davie et ses partenaires estiment avoir la clé pour résoudre le manque de capacité des brise-glaces de la Garde côtière canadienne et du même coup, assurer la création «de centaines d'emplois» au chantier de Lévis.

Le projet Resolute permettrait d'offrir à Ottawa la disponibilité «immédiate» de quatre brise-glaces «à très faible coût». Comment? En modifiant les quatre «puissants» et «modernes» navires mis de côté avec l'abandon, en 2015, du vaste projet de forages et d'exploration pétrolière que devait mener le géant Shell en Arctique. 

«Nous sommes capables de combler le manque qui existe aujourd'hui», n'hésite pas à affirmer le chef de la direction de Federal Fleet Services, partenaire du projet, Spencer Fraser. À l'automne, le gouvernement fédéral a invité l'industrie à trouver des solutions rapides à la diminution de la disponibilité de la flotte canadienne de brise-glaces. 

Une invitation à laquelle le consortium a répondu présent, même s'il dit avoir déjà sensibilisé Ottawa à son projet, sur la planche à dessin depuis un an et demi, mais dévoilé vendredi à Montréal. «Nous avons fait nos devoirs, nous avons préparé la situation [...] On est prêt. On veut trouver une solution pour la garde côtière», assure M. Fraser. 

La société explique avoir développé «des relations commerciales» avec les propriétaires des brise-glaces que prévoyait utiliser Shell. «On a une opportunité en ce moment», martèle-t-il. C'est que selon les données fournies par la multi-entreprise, une poignée de brise-glaces seraient disponibles pour utilisation commerciale à travers le monde. 

Adapter les navires dans la mire du projet Resolute coûterait «la moitié du prix» que d'en acheter des neufs. De plus, le consortium propose à Ottawa un service de location, ce qui viendrait réduire le risque financier de l'État, selon lui. «Nous avons proposé quelque chose de novateur et flexible, vraiment à la carte pour le gouvernement», dit M. Fraser. 

Retombées pour le Québec 

Si le projet obtient le feu vert d'Ottawa, c'est au chantier maritime de Lévis que seront modifiés les quatre brise-glaces, dont l'un est le «plus grand» navire libre de ce type à travers la planète. On parle essentiellement d'ajouter des cabines pour accueillir de plus grands équipages et l'aménagement de «pont d'envol» pour hélicoptères et de hangar. 

«Ça pourrait générer des centaines d'emplois et des retombées très, très importantes pour le Québec», souligne M. Fraser, sans les chiffrer précisément pour l'heure. Mais, Ottawa doit «se mettre en action très vite» parce que le consortium craint une reprise de projets pétroliers dans le nord si les prix se redressent et «que ces bateaux soient repris ailleurs». 

«Nous sommes prêts à manoeuvrer tout de suite», indique M. Fraser. «Comme brise-glaces, ils peuvent travailler maintenant [...] S'ils étaient à Québec aujourd'hui, on pourrait les utiliser immédiatement [...] Nous voulons travailler avec le gouvernement pour une entente le plus rapidement possible». 

Viking, un opérateur de brise-glaces, est aussi membre du consortium avec Davie et Federal Fleet Services. Edison Chouest et Groupe Océan sont également partenaires, a confirmé M. Fraser.




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